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Marie Barsacq rêve d’union nationale derrière le PSG en C1, un non-sens total

PSG - Inter : Une union nationale derrière Paris ? Marie Barsacq milite pour une cause perdue d’avance

Ligue des championsLa ministre des Sports, de la Jeunesse et de la vie associative attend un soutien massif des supporters de clubs français en marge de la finale de la Ligue des champions entre le PSG et l’Inter
William Pereira

W.P.

Le large sourire de Marie Barsacq traduit une légèreté et, on l’espère, une forme de conscience que le propos suivant serait trop gros pour qu’elle-même puisse y croire. Dimanche, au micro de RTL, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la vie associative a voulu étendre son enthousiasme de voir le PSG disputer une nouvelle finale de Ligue des champions, à toute la France du football. « On peut se réjouir d’avoir un club à ce niveau-là de la compétition. Je crois que tous les Français sont derrière le PSG peut-être même les Marseillais, en tout cas je l’espère. »

La ministre s’est trompée en jouant la carte politiquement correcte de l’union nationale, dont le récit ne peut s’appliquer aux codes du football. Ses mots ont, sans surprise, été mal accueillis par les supporters de l’OM sur les réseaux sociaux. Il faut être naïf ou cruel pour exiger des Marseillais un soutien total et inconditionnel envers un rival qui l’écrase depuis plus d’une décennie et menace désormais son originalité, à savoir le statut d’unique vainqueur français de la C1.

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« Je n’aime pas mentir, donc je vais dire la vérité, un vrai supporteur de l’OM ne peut pas être heureux si le PSG gagne la Ligue des champions » expliquait ainsi Laurent Tapie, fils de Bernard Tapie, sur BFMTV. Le plus ironique dans cette affaire est encore que les Parisiens ne s’attendaient de toute façon pas à recevoir le soutien des Marseillais, encore fallait-il connaître et comprendre les règles tacites qui régissent les antagonismes dans le football pour le comprendre.

Paris, la « locomotive » que chacun devrait remercier

La ministre évoque par ailleurs une « grande fierté » de compter sur « une locomotive d’avoir un club en finale de la Ligue des champions, une reconnaissance de notre championnat alors que le football français vie des moments difficiles aujourd’hui ». Là encore, le propos est compréhensible, surtout après la nouvelle année clownesque vécue en coulisses par le football français, mais le réflexe technocrate qui consiste à faire appel à des éléments rationnels pour motiver un élan émotionnel est voué à l’échec. On soutient un club de football, pas un concept abstrait comme celui de locomotive.

D’autant plus que si la Ligue 1 a été valorisée en tant qu’entité en Europe cette saison, c’est plus à travers son carton plein en saison régulière de Ligue des champions que par le parcours d’un club tellement puissant qu’il en est devenu parfaitement dissociable du foot français. Un frein de plus, au demeurant, à l’identification du plus grand nombre au Paris Saint-Germain, dont il appartiendra aux supporters d’assurer le soutien en marge de la finale contre l’Inter. Ni plus, ni moins.