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« Je me suis senti vulnérable »… Jude Bellingham évoque la santé mentale

Santé mentale : « J’ai tenté de conserver cette image d’athlète macho qui n’a besoin de personne », confie Bellingham

prise de positionLe milieu de terrain du Real Madrid Jude Bellingham a écrit une lettre ouverte sur l’importance de prendre soin de sa santé mentale dans le sport de haut niveau
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

La meilleure occasion pour le faire. En cette journée mondiale de la santé mentale, Jude Bellingham, le milieu de terrain du Real Madrid, a réalisé une lettre ouverte pour évoquer cette problématique. L’Anglais y évoque notamment l’influence des réseaux sociaux, qui peuvent ruiner la confiance d’un sportif de haut niveau.

« L’amour qu’un athlète reçoit est extraordinaire. Mais pour chaque personne qui vous aime, il y en a d’autres qui vous méprisent à cause de l’équipe pour laquelle vous jouez ou de quelque chose que vous avez accompli, assure l’Anglais, qui est ambassadeur Laureus, à l’origine de cette lettre. Cette haine peut être très dure pour les athlètes, et je comprends profondément ceux qui souffrent de problèmes de santé mentale. »

« Une stigmatisation »

« Avec le développement des réseaux sociaux et de la technologie, les moyens d’attaquer quelqu’un et de le culpabiliser se multiplient, et je pense qu’il existe encore une stigmatisation autour des questions de la santé mentale », reprend Bellingham. Une stigmatisation qui l’a empêché d’être suivi dans des périodes où il allait moins bien.

« Je sais qu’il y a eu des moments où je me suis senti vulnérable, et où j’avais besoin de parler à quelqu’un. Mais, au lieu de cela, j’ai essayé de conserver cette image d’athlète macho qui dit "Je n’ai besoin de personne". En réalité, j’en ai besoin, comme tout le monde. »

L’ancien joueur du Borussia Dortmund estime que c’est une force de montrer sa vulnérabilité : « cela ouvre un dialogue plus large avec ceux qui luttent dans l’ombre. Je n’ai jamais connu de dépression mentale profonde, mais j’ai côtoyé des personnes qui l’ont vécue, et c’est triste à voir. Je préfère être le genre de coéquipier vers qui on peut se tourner pour parler de ses problèmes de santé mentale. »