Borussia Dortmund : Des obus et du foot… Le club va être sponsorisé par le fabricant d’armes Rheinmetall
Clic clic pan pan•Le géant allemand a annoncé ce mercredi qu’il s’associait au futur finaliste de la Ligue des champions. Une décision qui a suscité la controverse au sein du clubN.S. avec AFP
Rendez-vous samedi à Wembley, face au Real Madrid. Le logo de Rheinmetall « sera visible pour la première fois pendant la préparation du Borussia Dortmund pour la finale de la Ligue des champions », a annoncé ce mercredi le géant allemand de l’armement.
Le groupe a conclu un accord avec le BVB, d’une durée de trois ans, qui n’a sans doute pas fini de faire jaser. Le fabricant d’obus et de matériel pour chars est devenu, dans le sillage du conflit en Ukraine, l’une des entreprises les plus en vue d’Allemagne. Un pays qui a longtemps snobé l’industrie de la défense.
Un logo visible sur des espaces publicitaires
« La sécurité et la défense sont des pierres angulaires de notre démocratie », a estimé Hans-Joachim Watzke, PDG du club de la Ruhr, cité dans le communiqué officialisant cette association. « Surtout aujourd’hui, alors que nous voyons tous les jours comment la liberté doit être défendue en Europe », a poursuivi le dirigeant.
Ce partenariat, qui comprend des espaces publicitaires sur le terrain de Dortmund et lors des conférences de presse est une façon de « se confronter à cette nouvelle normalité », a-t-il ajouté.
Alors que la remilitarisation de l’Europe, accélérée par l’invasion russe en Ukraine, a rendu ses affaires florissantes, Rheinmetall, basé à Düsseldorf non loin de Dortmund, a fait son entrée l’an dernier dans le club fermé des 40 entreprises du Dax, l’indice phare de la Bourse de Francfort. Une première pour une entreprise d’armement outre-Rhin.
Débat animé au sein du BVB
Selon le quotidien financier Handelsblatt, la décision de conclure le contrat – d’une somme « à un chiffre en millions » d’euros par an – a fait l’objet d’un débat animé au sein du club en raison des controverses potentielles qu’il pourrait provoquer.
L’Allemagne, profondément pacifiste depuis les horreurs du nazisme, avait placé sa sécurité depuis des décennies sous l’égide de l’Alliance atlantique et négligé son armée, la Bundeswehr, avant son récent changement de cap.


















