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Un boss de la fédé allemande dégomme Gianni Infantino, « il doit partir »

Un vice-président de la fédé allemande dégomme Gianni Infantino, « il doit partir »

allez, dehors !Hans-Joachim Watzke, l’un des vice-présidents de la Fédération allemande de football, a fortement critiqué la politique menée par le patron de la Fifa avant, pendant et après la Coupe du monde
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William Pereira

W.P. avec AFP

L’un des vice-présidents de la fédération allemande de football (DFB), Hans-Joachim Watzke, était présent jeudi soir à Berlin à l’occasion d’un festival consacré à l’intelligence artificielle. Mais cela ne l’a pas empêché de délaisser l’IA pour la Fifa le temps de tailler un costard à son patron, Gianni Infantino.

« Il doit partir, sans hésitation », a dit Watzke, qui s’est montré critique sur trois points. A commencer par le prix de la paix de la Fifa, initié par Infantino et remis en décembre 2025 au président américain Donald Trump, dont il est proche, pendant le tirage au sort du Mondial 2026. Ce prix, Infantino « l’a créé lui-même, et il a lui-même décidé. Tu ne peux pas t’inventer un truc tout seul et ensuite l’annoncer, c’est de la folie », a souligné Watzke.

Également membre du comité exécutif de l’UEFA, la confédération européenne, Watzke a aussi dénoncé la gestion de l’affaire Balogun, joueur américain exclu en 16es de finale de la Coupe du monde dont la suspension automatique d’un match a été levée, après un appel du président Trump à Infantino. « Ce n’est pas possible que, lorsqu’un joueur se fait expulser, le président appelle le président de la Fifa et, de manière étonnante, la décision soit immédiatement annulée. C’est de la folie. »

Le rapport de confiance avec Infantino est « brisé »

Troisième point, le projet, présenté le 28 juillet et abandonné quatre jours plus tard, de création d’une société commerciale qui aurait été ouverte à des investisseurs privés, et qui a cristallisé une partie de la fronde contre Infantino. « C’est totalement insensé. Personne n’était au courant, ses vice-présidents ne savaient rien, le Conseil de la Fifa ne savait rien », a estimé Watzke.

Le président de la DFB Bernd Neuendorf avait estimé en début de semaine dans un entretien à la télévision RTL/ntv que « le rapport de confiance envers Gianni Infantino, avec cette direction de la Fifa, est bien sûr complètement brisé. Il est important que ce système Infantino se termine ».