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Penalty oublié pour le Ghana, grosse faute de Messi… Que fait la VAR ?

Coupe du monde 2026 : Penalty oublié pour le Ghana, pas de rouge pour Lionel Messi… Mais que fait la VAR ?

Vidéo gagLa FIFA a introduit un certain nombre de nouveautés arbitrales pour fluidifier le jeu lors de la Coupe du monde 2026, mais la VAR a brillé par son absence ces derniers jours
L’arbitrage à l’anglaise du Mondial, on adore (presque)
Quentin Ballue

Quentin Ballue

L'essentiel

  • Le premier tour de la Coupe du monde 2026 arrive à son terme : dès mercredi soir, plusieurs groupes seront figés au classement.
  • Le début du tournoi a laissé apparaître une volonté de laisser plus de place au jeu dans l’arbitrage.
  • Dans le même temps, la VAR s’est distinguée en fermant les yeux sur plusieurs actions relativement évidentes de l’avis général.

Avec quatre points en deux matchs, le Ghana a fait le plus dur dans le groupe L de la Coupe du monde 2026. Mais Carlos Queiroz garde l’arbitrage du match contre l’Angleterre en travers de la gorge (0-0). Le sélectionneur des Black Stars a préféré ironiser en conférence de presse alors que, de manière assez incompréhensible, la VAR n’a pas appelé l’arbitre pour l’intervention d’Ezri Konsa sur le genou de Prince Adu, déséquilibré alors qu’il faisait face à Jordan Pickford.

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« La VAR fonctionne ? J’ai des doutes, a-t-il lâché. Les Anglais sont chanceux, très chanceux, que la VAR soit partie prendre un café. C’était un penalty évident. » L’ex-capitaine des Three Lions Wayne Rooney a reconnu sur la BBC que le Ghana aurait dû bénéficier d’un penalty. L’ancien arbitre Darren Cann aussi. Mais qu’a-t-il pu bien se passer ?

La polémique Messi-Mandi

Basés à Miami, les arbitres ont droit à un briefing/débriefing quotidien, images à l’appui, supervisé par leur big boss, Pierluigi Collina. « Comme je vous l’ai déjà dit à tous, ayez le courage de prendre une décision », leur glissait Massimo Busacca, directeur de la sous-division de l’Arbitrage de la FIFA, la semaine passée. Et d’ajouter : « Dieu merci, nous avions quelqu’un à Dallas. » La capitale texane accueille le centre international de la diffusion, où sont installés les arbitres vidéo.

C’est donc là que tout se passe : un mur tapissé d’écrans, des boutons à gogo, et la mission de ne rien laisser passer. Le début du tournoi a cependant mis en évidence des trous dans la raquette. Angleterre-Ghana a fait parler… et que dire de la rencontre entre l’Argentine et l’Algérie.

A la demi-heure de jeu, Lionel Messi a miraculeusement évité le carton rouge pour une affreuse semelle sur le mollet d’Aïssa Mandi. Un geste involontaire, mais très dangereux… qui n’a pas provoqué l’intervention de la VAR. Il y a de quoi lever le sourcil. La Fédération algérienne a d’ailleurs exprimé son mécontentement auprès de la FIFA.

Moins de fautes sifflées

Pas d’intervention non plus lors de Norvège-Sénégal, quand David Møller Wolfe a mis un coup de coude à Idrissa Gueye dans la surface, ni sur la main de l’Ecossais Grant Hanley dans sa surface contre Haïti… et même quand elle intervient, comme lors de la faute pourtant évidente de Mané sur Mbappé lors de France-Sénégal, elle n’est pas suivie par l’arbitre central.

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Alors oui, la « team camion » a beaucoup de choses à gérer avec l’élargissement du périmètre d’action de la VAR : les arbitres vidéo peuvent désormais intervenir sur un deuxième carton jaune, si l’arbitre central adresse un carton au mauvais joueur, et même si un corner est donné à tort. Mais quand même…

Une grande partie de l’explication, au-delà de l’interprétation individuelle, est probablement à chercher du côté de la FIFA. Sur les douze premiers jours de compétition, la moyenne de fautes s’élevait à 22 par match - contre 27 au Qatar. Les hommes et les femmes en noir ont reçu la consigne de laisser plus jouer, de favoriser le rythme de la rencontre, et donc de montrer le foot sous un meilleur jour. Quitte à moins intervenir.

La BBC a tenu les comptes : après les 40 premiers matchs du tournoi, la VAR était intervenue 13 fois et l’arbitre central appelé à aller voir son petit écran à six reprises seulement. Des statistiques similaires à celles enregistrées en Premier League. Il va falloir s’y faire.

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