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Complexé par la taille de son sexe, il renonce à ses rêves de football

Football : Il renonce à son rêve de devenir pro à cause de la taille de son sexe

confidencesAuteur et documentariste français, Sikou Niakaté a confié à « L’Equipe » avoir renoncé à son rêve de devenir footballeur professionnel car il est complexé par la taille de son sexe, trop petit selon lui
20 Minutes avec agence

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Devenir footballeur professionnel était le rêve de Sikou Niakaté, auteur et documentariste français. Mais il n’a jamais pu l’accomplir. Pas par manque de niveau, non. Dans les colonnes de L’Equipe, il livre un rare et touchant témoignage en expliquant avoir renoncé à sa passion à cause de complexes liées à son intimité.

« Enfant, je ne désirais qu’une chose, devenir footballeur. Je rêvais de Manchester United », explique l’homme âgé de 34 ans. « Je jouais au quartier, à Paris, dans le 19e arrondissement. Je jouais au foot trois heures par jour minimum. J’étais fort. Excellent même », poursuit-il. Mesurant 1,92 m au collège, il possédait de grandes qualités techniques

« J’ai eu les croisés du calbar »

Malgré ce fort potentiel, il n’a jamais franchi le pas de rejoindre un club. Il explique être complexé par la taille de son pénis, trop petit selon lui. « Accepter l’idée des douches collectives, pour moi, c’était impensable. Impossible. Ce que je cachais allait devenir visible », confie-t-il à nos confrères. Sans tabou, Sikou Niakaté revient sur deux moments traumatisants de son enfance : une remarque de sa sœur d’abord, puis les moqueries d’un ami après un match.

« Tu as une toute petite bite, c’est un truc de fou », lui a-t-il lancé en explosant de rire. Des propos très douloureux pour Sikou Niakaté. « Je suis mort à l’intérieur. Je marche derrière lui en regardant le sol, la tête baissée. J’ai donc décidé de ne jamais jouer au foot en club. Jamais, jamais. Il y en a qui disent qu’ils n’ont pas pu faire carrière parce qu’ils se sont fait les croisés, moi, j’ai eu les croisés du calbar ! », lance-t-il avec une pointe d’ironie.

Le réalisateur du documentaire Dans le noir, les hommes pleurent, disponible sur YouTube, considère avoir été « puni par la loterie génétique ». S’il est parvenu à dépasser cette douleur à travers ses relations amoureuses, la blessure demeure profonde. « J’ai conscience que la taille du sexe a pris une importance irrationnelle dans ma vie. Mais c’est irrationnel à l’échelle de l’urgence du monde ; à l’échelle de ma vie, c’est ma guerre intérieure », conclut-il.