OM : Moumbagna et Onana victimes de « tentatives d’homicide volontaire » ?
FAITS DIVERS•Les tirs à l’arme à feu subis par les deux joueurs de l’Olympique de Marseille, dans la nuit de dimanche à lundi, ont poussé la Brigade de répression du banditisme (BRB) à se saisir de l’affaireJ.Lau.
L’affaire de tentative de car-jacking, subie par les joueurs de l’Olympique de Marseille Faris Moumbagna et Jean Onana, prend de plus en plus d’ampleur au fil des jours. On a appris lundi que les deux Olympiens avaient été agressés, avec des tirs à l’arme à feu, alors qu’ils venaient de quitter le centre d’entraînement de l’OM la nuit précédente au volant de leur véhicule.
La Provence révèle ce mercredi de nouveaux éléments sur cette poursuite flippante sur le boulevard des Libérateurs, à Marseille (12e arrondissement). Les faits se sont déroulés vers 3h15 du matin, quelques heures après l’ultime journée de Ligue 1 et le succès olympien au Havre (1-2). Les Range Rover de Faris Moumbagna et de Jean Onana se sont alors retrouvés chassés par un véhicule, alors que le défenseur marseillais Bamo Meïté se trouvait non loin de là au volant de sa Toyota Yaris.
« Toutes les hypothèses restent envisagées »
Un individu a donc ouvert le feu à au moins trois reprises sur les 4x4, avec une balle atteignant le véhicule de Jean Onana au niveau du coffre et deux autres touchant la portière de Faris Moumbagna, conducteur de la voiture de tête. Celui-ci a alors accéléré pour échapper à ses agresseurs et il a fini sa course par un accident contre un pylône. Indemne mais choqué, comme ses partenaires Jean Onana et Bamo Meïte, l’international camerounais a vu les secours débarquer peu après, alors que les assaillants ont fui sans laisser la moindre trace.
Le parquet de Marseille a ouvert dès lundi matin une enquête confiée à la police judiciaire (PJ). Comme les faits sont qualifiés de « tentatives d’homicide volontaire », ils valent à la Brigade de répression du banditisme (BRB) d’être saisie. Et après ces deux premiers jours d’enquête, « toutes les hypothèses restent envisagées », a indiqué mardi à La Provence le procureur de la République Nicolas Bessone. La tentative de car-jacking n’est donc pas la seule, puisqu’il pourrait s’agir d’une « méprise » des agresseurs.


















