FC Nantes : Le nouveau directeur sûreté, David Amaré, visé par une enquête de l’IGPN et renvoyé
FOOTBALL•La préfecture et la HATPV contestaient la nomination du policier, spécialisé dans le suivi des violences dans le sport20 Minutes avec AFP
Policier au renseignement territorial chargé du suivi et de l’anticipation des violences dans le sport, David Amaré avait pourtant le profil idéal aux yeux du board du FC Nantes pour occuper le poste de directeur sûreté et sécurité (DSS). Mais justement, cette double casquette n’était pas du goût de la préfecture de la zone de défense et de sécurité Ouest, qui a refusé sa mise en disponibilité pour convenances personnelles, ni de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATPV). Suite à l’avis négatif de l’institution qui veille sur la transparence des élus, la préfecture avait dénoncé des faits de prise illégale d’intérêts auprès du procureur de Nantes, déclenchant une saisine de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Le club a donc pris les devants et s’est séparé de son DSS. « La direction du FC Nantes a mis fin ce jour au contrat de travail de monsieur David Amaré, directeur sûreté et sécurité du Club en fonction depuis le 3 juillet 2023 », a écrit le club dans un communiqué publié vendredi soir, confirmant une information parue plus tôt dans le quotidien Ouest-France. « Cette décision a notamment été prise conformément à la demande de la HATVP », précise le club, qui « remercie David Amaré pour son engagement » et dénonce « la violence de certains supporteurs du club à l’occasion de matchs de son équipe première ».
En conflit avec les supporteurs et les entreprises de sécurité
Depuis le début de la saison, un conflit opposait le nouveau DSS du FC Nantes aux ultras nantais à propos de l’utilisation de fumigènes dans le stade, ce qui a valu au club des sanctions financières récurrentes. Plusieurs mesures d’interdiction de matériel d’animation avaient été prises par le club, des mesures finalement non respectées par les supporteurs, et critiquées par une entreprise de sécurité qui avait retiré ses agents de la Beaujoire, évoquant des consignes « dangereuses » et « non raisonnées » de la part du club.
Le rôle du nouveau DSS avait également été pointé du doigt lors de la réception de Marseille le 1er septembre, où un supporteur de l’OM agressé en tribunes par des supporteurs nantais avait été victime d’un malaise cardiaque. La famille de la victime comme des témoins présents avaient critiqué le manque de réactivité de la part des stadiers pour s’interposer avant l’incident.


















