Transferts douteux : Un an de suspension requis contre le patron de la Juve Andrea Agnelli

FOOTBALL La justice sportive italienne enquête depuis de longs mois sur de nombreux transferts pour le moins louches, notamment du côté de la Juve et du Napoli

A.L.G. avec AFP
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Andrea Agnelli est dans le viseur de la justice sportive italienne.
Andrea Agnelli est dans le viseur de la justice sportive italienne. — Isabella BONOTTO / AFP

Un an de suspension a été requis mardi contre le patron de la Juventus Andrea Agnelli et onze mois à l’encontre du président de Naples Aurelio De Laurentiis, assignés devant la justice sportive italienne pour des fraudes comptables présumées lors de transferts de joueurs. Onze clubs, dont cinq de Serie A, comparaissent depuis mardi matin devant les instances disciplinaires, accusés d’avoir « comptabilisé des plus-values et des droits de transferts pour des valeurs supérieures à celles autorisées », selon la Fédération italienne de football (FIGC).

Les clubs concernés risquent principalement une amende. Mais la soixantaine de dirigeants et représentants déférés à titre personnel risque des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension. A l’ouverture de cette procédure à huis clos, le procureur a requis des suspensions pour une dizaine de dirigeants de la Juventus, en première ligne dans ce dossier en raison des nombreuses plus-values comptabilisées ces dernières saisons lors de ventes de joueurs, pour des montants jugés parfois surévalués au regard de la valeur réelle des intéressés.

Le transfert d’Osimhen dans le viseur

Il a notamment demandé un an de suspension à l’encontre du président bianconero Andrea Agnelli, seize mois et dix jours à l’encontre de l’ancien directeur sportif Fabio Paratici, désormais à Tottenham, ou encore huit mois pour le vice-président Pavel Nedved, selon un communiqué de la FIGC. Une amende de 800.000 euros a été demandée à l’encontre de la Juventus.

Pour le président de Naples Aurelio De Laurentiis, le procureur fédéral a requis onze mois et cinq jours de suspension. Le club napolitain, contre qui est aussi demandée une amende de 392.000 euros, est poursuivi dans le cadre du transfert du Nigérian Victor Osimhen en provenance de Lille en 2020, selon les médias.



En parallèle à l’achat de l’attaquant, pour un montant estimé à quelque 70 millions d’euros, le Napoli avait en effet fait baisser la facture en vendant au club français quatre joueurs pour environ 20 millions d’euros au total. Cette somme est considérée par la presse comme largement surévaluée au regard de ces joueurs dont trois n’ont jamais joué à Lille et évoluent désormais dans des divisions amateurs en Italie.