Equipe de France : Jules Koundé a « encore besoin de trouver des repères » au poste de latéral droit

FOOTBALL Titularisé sur le flanc droit de la défense à la place de Pavard, mercredi contre le Portugal, l’ancien Bordelais n’a pas toujours été à la fête mais il ne doute pas de sa progression à ce poste

Aymeric Le Gall

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Jules Koundé a eu du mal à trouver ses repères sur le flanc droit de la défense, lui, le défenseur central de métier.
Jules Koundé a eu du mal à trouver ses repères sur le flanc droit de la défense, lui, le défenseur central de métier. — BERNADETT SZABO / POOL / AFP

Les fans de Jules Koundé (et ils sont nombreux sur les réseaux sociaux) avaient prévenu : si leur poulain se plantait mercredi soir, pour sa première titularisation en Bleu lors d’une grande compète, face au Portugal, ils sortiraient instantanément la carte « ouais mais c’est pas son poste, latéral droit ». Ont-ils eu besoin de l’utiliser après le match nul (2-2) concédé par les Bleus à Budapest ? Oui et non. Sans aller jusqu’à dire que l’ancien Bordelais était en chausson comme à la maison, à la Puskas Arena de Budapest, le jeune Français s’est au moins montré tranchant dans les duels et n’a pas hésité à proposer quelques montées sur son flanc droit pour apporter du surnombre dans la défense adverse.

On notera tout de même pas mal de déchet technique dans des transmissions qu’il cherchait (trop) souvent à réaliser en une touche de balle, et ce péno provoqué pour une faute de main dans la surface. Mais, comme il l’a dit jeudi en conférence de presse, son « poste de base est défenseur central ». « Le sélectionneur le sait mais il sait aussi que je peux m’adapter. J’essaye toujours de répondre présent, que ce soit en club ou en sélection », a-t-il déclaré en faisant allusion aux rares matchs de Liga où il a été excentré sur la droite par son coach avec le FC Séville.

Koundé a déposé Dubois sur l’aire d’arrêt d’urgence

Globalement, le gamin a pris son pied face à la Seleção : « Oui j’ai réussi à prendre du plaisir. Tout n’a pas été facile dans ce match, que ce soit collectivement ou individuellement, mais défensivement je me suis senti bien. C’est peut-être sur le côté offensif où ç’a été un peu plus compliqué parce que c’est moins naturel chez moi, mais j’ai réussi à profiter. » Au sujet de l’attaque, le défenseur central sait qu’il a une grosse marge de progression devant lui : « Cette adaptation passe par la répétition des automatismes, notamment offensifs. J’ai encore besoin de trouver des repères à ce niveau, surtout en sélection. Je vais prendre le temps d’analyser ce match. Je ne l’ai pas encore fait. Je vais aussi le décortiquer avec le staff pour m’améliorer. »

Concurrent inattendu de Benjamin Pavard sur le côté droit, Koundé semble définitivement avoir dépassé Léo Dubois, en théorie le numéro 2 derrière le Bavarois à droite de la défense, dans la hiérarchie à ce poste. « La concurrence, ce n’est pas quelque chose dont on parle énormément [avec Pavard et Dubois]. Chacun fait de son mieux et s’entraîne du mieux possible pour aider l’équipe, personnellement c’est comme ça que je le vois. Et puis je reste à la disposition du coach si jamais il fait appel à moi ». Ménagé pour cette troisième rencontre de poule après les multiples chocs reçus à la tête face à l’Allemagne et la Hongrie, il y a tout de même de forte chance pour que Pavard retrouve sa place de titulaire lundi prochain contre la Suisse en 8es de finale.