France-Allemagne : Les Bleus passent le test allemand haut la main et confirment leur statut de favoris

FOOTBALL Malgré deux buts refusés à Mbappé et Benzema et un poteau de Rabiot en seconde période, les Bleus ont fait le job face à l’Allemagne grâce à un pion de Hummels contre son camp

Aymeric Le Gall

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Les Bleus ont livré un très bon match pour leur entrée en lice contre l'Allemagne mardi soir à Munich.
Les Bleus ont livré un très bon match pour leur entrée en lice contre l'Allemagne mardi soir à Munich. — FRANCK FIFE / AFP

De notre envoyé spécial à Munich,

L’équipe de France a parfaitement réussi son entrée dans cet Euro 2021 en tapant, mardi soir, une Mannschaft qui n’a plus connu le succès face aux Bleus depuis la Coupe du monde 2014. Ironie du sort, c’est notre bourreau de l’époque, le revenant Mats Hummels, qui a inscrit le seul but de la rencontre d’un csc de toute beauté sous la barre.

Si la soirée se termine au mieux pour les Bleus, on a tout de même frôlé le drame avant le coup d’envoi quand un ULM qui survolait le stade s’est écrasé juste au-dessus du banc de l’équipe de France, faisant tout de même deux blessés légers. Plus de peur que de mal cependant, et on peut donc revenir au foot saluer le collectif français, qui a clairement confirmé mardi soir son statut de grand favori de la compète.

Pogba, les vrais savent

Vous nous connaissez, on n’est pas du genre à se lancer des fleurs (FAUX), mais avouez qu’on a eu le nez creux en mettant Paul Pogba, le gars sûr par excellence lors des grandes compétitions internationales, à l’honneur avant l’entrée en lice des Bleus face à l’Allemagne mardi. Comme prévu, la Pioche a enclenché le mode guerrier à l’Allianz Arena, s’imposant directement comme le patron et l’organisateur numéro un du jeu de l’équipe de France. Son exter du gauche au chocolat, à l’origine du centre-tir de Lucas Hernandez et du but contre son camp de Hummels, notre tortionnaire de 2014, restera comme un modèle du genre dans une première période globalement maîtrisée par les Bleus.

Rabiot réveille la Mannschaft

Si les Allemands n’étaient évidemment pas aussi à la ramasse que leurs supporters nous l’avaient vendu les jours précédant le match, on a un temps failli croire qu’ils étaient dans le vrai. Jusqu’à ce que Rabiot se présente face à Neuer et trouve le poteau (Grizou était seul plein axe, Adrien…) d’une frappe du gauche, ce qui aurait pu quasiment plier le match mais qui, à la place, a eu le don de secouer la bande à Joachim Löw. Les quelque 2.000 Français présents en tribune ont ainsi mouillé leur bermuda sur cette reprise de Gnabry, venue flirter avec la barre d’un Lloris pris en grippe par le public allemand on ne sait trop pourquoi.

Du bon, du bon et du bonheur

On leur a suffisamment rabâché ce premier match, victorieux mais d’une mocheté sans nom contre l’Australie en 2018, pour saluer la prestation des Bleus mardi soir contre une opposition autrement plus velue. Les rares interrogations que nous avions après les deux semaines de prépa, la charnière Varane-Presko, les latéraux (en gros toute la défense !), l’entente du trio de l’espace Grizi-Mbappé-Benzema, se sont vite évaporés dans l’air chaud de Munich.

Si tout n’a pas été parfait – ça ne l’est jamais la première fois, on le sait, vous le savez – la bande à Deschamps a clairement confirmé son statut de grands favoris de la compétition et nous a donnés très, très envie de vite les revoir. On regrettera seulement ces deux pions refusés à Mbappé (66e) et Benzema (85e) pour une histoire de centimètres, qui auraient alors transformé une soirée déjà si belle en apothéose. Mais là on chipote.