Equipe de France : A trois jours d’affronter l’Allemagne, Kimpembe a hâte de « lâcher les chevaux »

FOOTBALL Présent en conf samedi après-midi, le défenseur parisien n’a pas caché pas son impatience avant France-Allemagne à Munich

Aymeric Le Gall

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Presko commence à trouver le temps long (et on le comprend).
Presko commence à trouver le temps long (et on le comprend). — FRANCK FIFE / AFP

C’était au tour de Presnel Kimpembe et Moussa Sissoko de se présenter en (visio) conférence de presse ce samedi et, le moins que l’on puisse dire, c’est que le défenseur parisien s’est beaucoup assagi avec les années. Ou alors c’est simplement qu’il garde son côté un peu foufou pour ses potes de l'équipe de France. Difficile dès lors de lier la parole à l’image quand le défenseur central a expliqué d’un ton plus posé tu meurs que « l’excitation monte petit à petit » avant le match face à l’Allemagne. « On attend avec impatience le jour J pour lâcher les chevaux », a prévenu l’ambianceur de Moscou.

Il a d’ailleurs rassuré son auditoire sur ce point en expliquant que c’était toujours lui le préposé à la sono, celle qui nous avait tant fait marrer lors du dernier Mondial en Russie. « C’est mon côté extraverti, je pense que ça fait du bien à l’équipe. J’essaye de mettre de l’ambiance quand il le faut, c’est important, mais il faut savoir le faire au bon moment », a-t-il développé avant d’évoquer un sujet plus sérieux, celui de sa progression ces dernières années qui a fait de lui un titulaire en sélection aux côtés d’un autre petit rigolo (faux) Raphaël Varane.

Presko a pris de la bouteille

« Ce qui a fait la différence depuis la Coupe du monde en Russie, c’est que j’ai gagné en expérience, en maturité. Comme me le disait Laurent Blanc à l’époque, il fallait que je prenne de la bouteille et c’est ce que j’ai réussi à faire. J’ai aussi une manière de me préparer qui est différente quand je suis en dehors du club ou de la sélection. » Sa plus belle évolution ? « La concentration pendant toute la durée d’un match », a affirmé celui qui avait pu être par le passé en mode yoyo pendant les rencontres. « J’arrive mieux à faire le bon geste au bon moment, a-t-il poursuivi. J’ai beaucoup échangé avec le sélectionneur, il me demandait de jouer plus simple, d’avoir un profil de vrai défenseur central et je pense que j’ai bien réussi à le faire ces dernières années. »

Avec Moussa, il a surtout été question de l’échec lors de la finale de l' Euro 2016. « Après le coup de sifflet final, on a vécu des semaines compliquées, a admis l’homme du match malheureux face à la Seleçao il y a cinq ans. On voulait vraiment soulever le trophée à la maison, devant notre public, mais malheureusement on est tombé contre une belle équipe du Portugal. Mais ça fait partie du football, ça nous a permis de grandir et de soulever le trophée de champion du monde en 2018. » Quant à savoir si ce douloureux souvenir a engendré un sentiment de revanche dans l’esprit des Français, le fidèle soldat de Deschamps a déclaré que c’était « un bien grand mot ». « Ce qui est passé est passé, a-t-il philosophé. C’est une nouvelle compétition avec des joueurs différents, on est là pour écrire notre propre histoire. » Et ça commence dans quatre jours à Munich.