RC Strasbourg-Metz : Sanctionné de deux penaltys, le Racing « grignote » un point dans le derby

FOOTBALL Les Alsaciens sont revenus deux fois au score et ont résisté à deux penaltys sifflés contre eux

Thibaut Gagnepain

— 

On joue la 51e minute : Bronn tente de convertir son deuxième penalty de l'après-midi mais Kawashima l'arrête.
On joue la 51e minute : Bronn tente de convertir son deuxième penalty de l'après-midi mais Kawashima l'arrête. — FREDERICK FLORIN / AFP
  • Ce nul face à Metz permet aux Strasbourgeois d’aligner un troisième match sans défaite et de gagner une place au classement de la Ligue 1 : 16e.
  • Le Racing a tenté 18 fois sa chance pour marquer deux buts alors que les Messins ont converti deux de leurs trois frappes cadrées.
  • « On manque encore d’efficacité. Il faut que les joueurs soient plus tranchants », souligne Thierry Laurey, le coach strasbourgeois.

Au stade de la Meinau,

La remontée au classement attendra. Les Strasbourgeois ont dû se contenter d’un match nul, ce dimanche contre le FC Metz (2-2). Avec ce point de plus, ils ne gagnent qu’une place, pour se retrouver désormais 16es de Ligue 1. Avec seulement deux petites longueurs d’avance sur le dernier, Dijon.

« Je ne fanfaronne pas mais on grignote. C’est comme ça qu’on sortira petit à petit la tête de l’eau », réagit Thierry Laurey. L’entraîneur du Racing n’avait « pas grand-chose à reprocher à [ses] joueurs » après la rencontre. Peut-être juste à Mohamed Simakan d’écarter un peu trop les bras en défendant. Ça a coûté deux penaltys aux Alsaciens : Bronn (34e) a converti le premier avant de voir le deuxième être stoppé par Kawashima (51e).

Le gardien japonais n’a en revanche rien pu faire sur la frappe enroulée de Nguette. C’était le troisième et dernier tir cadré de l’après-midi côté grenat et il a terminé au fond des filets (1-2, 70e). Le reste du temps ? Les Strasbourgeois l’ont globalement maîtrisé. Sur la lancée de leurs prestations face à Rennes (1-1) et Nantes (4-0), ils ont été percutants et se sont créé de multiples occasions. Au total, les partenaires de Dimitri Liénard ont tenté… 18 fois leur chance ! Pour seulement, donc, deux buts à l’arrivée.

« On manque encore d’efficacité »

« On a eu une vraie volonté de l’avant mais on n’a pas été assez percutant dans le dernier geste », reprend le coach alsacien. « Je l’avais déjà dit même après la victoire de la semaine dernière, on manque encore d’efficacité. Il faut que les joueurs soient plus tranchants. » Dimanche, seuls Simakan, sur une tête premier poteau (66e) puis Thomasson, après un numéro d’artiste en pleine surface (78e), ont su finir le boulot. Et permettre aux leurs de revenir au score.

C’est une constante ces dernières semaines : les Strasbourgeois ont du répondant. Même quand ça ne tourne pas franchement en leur faveur. A Montpellier le 22 novembre, ils étaient déjà revenus au score trois fois (3-4). Contre Rennes (1-1), ils avaient tenu plus d’une période en infériorité numérique. Cette fois, ils ont réagi à deux penaltys sifflés contre eux et contre le cours du jeu.

« On s’est dit les choses depuis trois semaines, explique le défenseur Kenny Lala. On sait qu’il ne faut jamais lâcher car dans la situation où on est, on ne peut pas se le permettre. Il faut toujours essayer d’arracher quelque chose. » Ce n’était qu’un point contre Metz mais le Racing n’a pas perdu depuis trois matchs et n’est plus en position de relégable. La remontée au classement attendra peut-être mercredi, à Angers.