Bordeaux-Montpellier : « Tout le monde est inquiet »… Quelles solutions pour les Girondins ?

FOOTBALL Les Bordelais, encore battus par Montpellier (2-0), vont vite devoir relever la tête pour ne pas vivre une saison très délicate

Clément Carpentier

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Les Bordelais n'arrivent pas à redresser la barre depuis plusieurs semaines.
Les Bordelais n'arrivent pas à redresser la barre depuis plusieurs semaines. — Romain Perrocheau / AFP
  • Les Girondins se sont inclinés face au MHSC (2-0) ce samedi au Matmut Atlantique lors de la 10e journée de Ligue 1.
  • Ils s’enfoncent dangereusement dans le ventre mou du championnat sans montrer aucun signe de révolte.
  • Quelles solutions pour cette équipe en grande difficulté depuis plusieurs semaines ?

Cette fois-ci au moins il y a eu « le minimum syndical, l’état d’esprit » selon Jean-Louis Gasset. D’ailleurs, cette nouvelle défaite face à Montpellier (2-0) n'est « pas une désillusion » pour l’entraîneur des Girondins. Son équipe a perdu contre plus forte qu’elle ce samedi au Matmut Atlantique. Pas faux. Mais après avoir dit ça, que faire de cette équipe bordelaise en pleine déconfiture et qui réalise son plus mauvais début de saison depuis neuf ans. Trois victoires, trois nuls et quatre défaites en dix matchs.

« Tout le monde est inquiet, avoue le défenseur brésilien Pablo, c’est difficile de trouver une explication, c’est une défaite qui fait mal ! Bordeaux est un grand club, on ne peut pas continuer comme ça ». Sinon cela pourrait bien se terminer en Ligue 2 en fin de saison. Alors comment vite rebondir pour éviter une telle catastrophe industrielle ?

  • Se laver la tête pendant la trêve

Avant même cette nouvelle défaite sans relief, les Girondins avaient commencé une petite thérapie de groupes. Ces réunions où l’on « se dit les choses » comme l’explique le capitaine Laurent Koscielny. Le directeur sportif, Alain Roche, est même venu y faire un tour. Elle devrait se poursuivre pendant cette trêve internationale à en croire l’ancien défenseur international. Il est en effet urgent de resserrer ce groupe.

Entre les « petits groupes dans le vestiaire » dixit Jean-Louis Gasset, les nombreux joueurs en fin de contrat et ceux qui ont déjà la tête ailleurs, le vestiaire bordelais si sain pourrait bien finir par exploser. C’est donc l’heure pour tout le monde de se laver la tête aux Girondins.

  • Jouer libéré contre Rennes et Paris

Si comptablement la situation n’est pas encore dramatique pour les Marine et Blanc, elle pourrait l’être après les deux prochains rendez-vous en Bretagne puis dans la capitale. « On va voir si on a des hommes dans le vestiaire lors de ces matchs-là », lance Pablo. « Le calendrier, je le connais depuis longtemps. On va essayer de réaliser un coup sur ces deux déplacements difficiles. Il faut que les joueurs retrouvent leur niveau. On jouera », affirme son coach. Justement, il serait peut-être temps pour les Girondins de jouer libérer. Sans aucune retenue, quitte à se jeter à l’abordage.

Aujourd’hui, il y a une vraie chape de plomb sur cette équipe, pas aidé par un contexte extrêmement pesant autour du club depuis deux ans. Face à Rennes et Paris, les joueurs de Gasset n’auront absolument rien à perdre. Alors c’est peut-être le moment d’enfin se lâcher pour eux et surtout de retrouver un peu de plaisir avant de penser au résultat.

  • Lancer enfin les jeunes

C’est l’une des options de Jean-Louis Gasset. Mais pour l’instant, cela ne semble pas être la priorité de l’homme qui veut « casser son groupe » dans les prochains mois pour le « réoxygéner ». Pourtant, les Zerkane, Bakwa ou Traoré réalisent des choses intéressantes quand on fait appel à eux. Le premier, titulaire contre Montpellier, a été loin d’être le plus mauvais. Mais bon, le coach bordelais « ne peut pas leur offrir le dessert » comme il dit. Le match. Ils n’ont le droit qu’aux entraînements pour le moment.

Mehdi Zerkane, le jeune milieu de terrain des Girondins.
Mehdi Zerkane, le jeune milieu de terrain des Girondins. - THIBAUD MORITZ / AFP

Pourquoi ? Il n’y a pas trop d’explications à part d’avoir déjà un effectif trop conséquent avec des joueurs qu’il faut faire jouer avant de vendre. Reste que c’est peut-être le moment de les faire jouer ses jeunes pour apporter de la fraîcheur à un groupe qui en manque tant. Ce n’est pas à la 30e journée quand les Girondins auront deux points d’avance sur la zone rouge qu’il faudra les lancer dans le grand bain. Là, il risquerait la noyade et les Girondins avec.