Italie : « La une la plus débile que j’aie jamais vue »… Lukaku flingue le « Corriere » (et Smalling aussi)

FOOTBALL Le journal défend quant à lui « un titre innocent transformé en poison »

N.C. avec AFP

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Romelu Lukaku sous le maillot de l'Inter Milan le 1er décembre 2019.
Romelu Lukaku sous le maillot de l'Inter Milan le 1er décembre 2019. — Carabelli/Sportphoto24/SIPA

« La une la plus débile que j’aie jamais vue » : l’attaquant de l’Inter Milan Romelu Lukaku n’y est pas allé par quatre chemins pour qualifier la une honteuse du cahier sport du journal Corriere della Sera de jeudi, sur laquelle il était représenté avec Chris Smalling sous le titre « Black Friday ». Ce journal contribue à « alimenter la négativité et le racisme au lieu de parler du beau jeu qui va se jouer à San Siro entre deux grands clubs », a ajouté le Belge.

Le défenseur de l’AS Rome Chris Smalling a lui aussi fustigé cette publication. Il a regretté un événement « mauvais » et « insensible ». « J’espère que les rédacteurs impliqués dans la publication de ce titre prendront leurs responsabilités et comprendront le pouvoir qu’ils ont à travers les mots et l’impact que ces mots peuvent avoir », a-t-il continué.

Les deux clubs ont quant à eux qualifié de « terrible » et « inacceptable » le titre du quotidien sportif, reconnaissant que le fond de l’article était positif mais que bien sûr, la forme ne pouvait être celle-là. L'Inter Milan a jugé « totalement inacceptable une telle ignorance à propos du racisme ». Selon l’AS Rome, « personne au monde » ne pouvait penser qu’un titre pareil était bien choisi, a indiqué sur Twitter le club, qui a décidé de fermer ses entraînements au Corriere dello Sport, tout comme l'AC Milan​, l’autre club lombard, rival de l’Inter.

Le Corriere dello Sport a défendu sa titraille dans un éditorial diffusé sur son site en assurant qu’elle était « un éloge de la différence, la fierté de la différence et la magnifique richesse de la différence ». « Un titre innocent (…) est transformé en poison par ceux qui ont du poison à l’intérieur », a écrit le directeur du quotidien, Ivan Zazzaroni.