Droits TV : Nasser Al-Khelaïfi et Jérôme Valcke entendus par la justice suisse pour des soupçons de corruption

FOOTBALL Le président du PSG est soupçonné d'avoir offert des « avantages indus » à l'ancien numéro 2 de la Fifa

A.L.G. avec AFP

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Le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi.
Le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi. — John Spencer/SIPA

Le président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, et l’ancien numéro deux de la Fifa, Jérôme Valcke, ont été interrogés lundi par les procureurs suisses pour des soupçons de corruption lors de l’attribution des droits TV de Coupes du Monde de football 2026 et 2030 pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

Le Ministère public de la Confédération helvétique (MPC – Parquet) a indiqué dans un communiqué qu’il s’agissait des « dernières auditions » dans l’enquête criminelle ouverte en mars 2017. Pour rappel, le groupe beIN Media avait obtenu les droits de diffusions de ces deux Coupes du monde pour la somme de 480 millions d’euros.

La villa en Sardaigne dans le viseur des enquêteurs

Nasser Al-Khelaïfi, PDG du groupe de télévision qatari beIN Media, est soupçonné d’avoir offert des « avantages indus » au Français Jérôme Valcke - incluant l’usage gratuit d’une luxueuse propriété en Sardaigne - en échange des droits médias des Coupes du monde entre 2018 et 2030.

« Pour la partie qui le concerne, M. Nasser Al-Khelaïfi tient à rappeler que, conformément à la procédure d’appel d’offres officielle de la FIFA et à toutes les lois applicables, beIN s’est acquitté d’un montant record pour ces droits en tant que principal diffuseur de la région MENA. Dès lors, les allégations à l’encontre de M. Al-Khelaïfi ne reposent sur aucun élément factuel », affirme le porte-parole du Qatarien cité par L'Equipe.

Un troisième suspect, dont l’identité n’a pas été révélée - décrit par le Parquet comme « un homme d’affaires dans le secteur des droits sportifs » – est également accusé d’avoir versé des pots-de-vin pour obtenir des droits de diffusion. « Les trois suspects ont répondu à l’invitation à comparaître en personne » à Berne, a précisé le communiqué.