OM: «Il faut une prise de conscience très claire des joueurs»… Eyraud épargne Garcia après «le cauchemar» contre Andrézieux

FOOTBALL Humilié ce dimanche (2-0) par Andrézieux en 32es de finale de Coupe de France, l'OM n'envisage pas, d'après Jacques-Henri Eyraud, se séparer de Rudi Garcia...

A Saint-Etienne, Jérémy Laugier

— 

A l'image de Dimitri Payet, l'OM s'est profondément enlisé dans la crise avec son élimination en Coupe de France contre Andrézieux.
A l'image de Dimitri Payet, l'OM s'est profondément enlisé dans la crise avec son élimination en Coupe de France contre Andrézieux. — JEFF PACHOUD / AFP
  • L’OM est devenu ce dimanche la risée des 32es de finale de Coupe de France après avoir été sorti (2-0) par le club amateur d’Andrézieux (National 2).
  • Jacques-Henri Eyraud a évoqué un match « cauchemar » pour un OM déjà éliminé des trois coupes cette saison.
  • Malgré une inquiétante spirale négative (2 victoires sur les 13 derniers matchs officiels), le président marseillais a assuré que Rudi Garcia n’était pas (encore ?) menacé.

Comment enliser une chute sans fin ? Battu lors de 9 de ses 13 derniers matchs officiels, l’OM vient même d’être éliminé (2-0) ce dimanche par le club amateur d’Andrézieux (National 2) dès son entrée en lice en Coupe de France. Une première dans son histoire, si on additionne ce fiasco aux autres claques subies d’emblée en Ligue Europa et en Coupe de la Ligue. Comment les Marseillais, sixièmes en Ligue 1 à cinq points du podium, pourraient-ils donc se remettre d’une pareille spirale négative ?

Sans surprise, les réactions n’ont pas été nombreuses au stade Geoffroy-Guichard. Unique joueur à s’arrêter devant les médias, Luiz Gustavo, remplacé dès la mi-temps par Rudi Garcia ce dimanche, s’est montré tranchant en 30 secondes top chrono. « On doit être des hommes pour affronter la situation et tout faire pour respecter l’histoire du club, indique le milieu brésilien. Il faut oublier notre égoïsme et nos situations personnelles. Le club est le plus important, c’est lui qui paie notre salaire. »

« Je ne compte plus revivre cette soirée »

« Très en colère », Jacques-Henri Eyraud a tenu à commenter « cette très piètre soirée », y compris dans le vestiaire, où il avait un message à passer après la rencontre. « Ce que j’ai vu aujourd’hui est tout simplement inadmissible, c’est un cauchemar. On doit faire preuve d’autres valeurs, de la fierté, de l’orgueil, ce que je n’ai pas vu. Je ne veux plus entendre que ce groupe vit bien, ça ne me suffit plus, pointe le président de l’OM. Il faut maintenant une prise de conscience très claire des joueurs. Je veux qu’ils prennent le taureau par les cornes parce que je ne compte plus revivre cette soirée. » Les joueurs mais aussi l’entraîneur, prolongé jusqu’en 2021 fin octobre, au début de l’effroyable série en cours ?

Le technicien a en tout cas été soutenu ce dimanche par son président, qui a répondu à deux reprises par la négative à une question sur son possible licenciement. « Rudi Garcia est le coach que j’ai choisi et il se démène pour trouver des solutions aux problèmes et au manque de performances du club, précise Jacques-Henri Eyraud. On va essayer de comprendre tous ensemble, dirigeants et staff. »

« Tous responsables, moi le premier évidemment »

Mais la décision concernant le sort de l’ancien coach du LOSC et de l’AS Roma pourrait tomber de tout en haut, à savoir de Frank McCourt. On imagine mal le propriétaire américain du club optimiste au vu de la tournure des événements à l’OM, pourtant finaliste de la Ligue Europa il y a sept mois. Cette fois, Rudi Garcia n’a pas évoqué l’arbitrage ou toute autre excuse en conférence de presse.

« C’est inadmissible. Bravo à Andrézieux, ils sont en National 2 et ils ont montré ce qu’est une équipe qui en veut et qui se bat ensemble. On a tiré 28 fois mais on a beaucoup échauffé le gardien adverse. On savait à quoi s’attendre et on n’a pas l’excuse du terrain à Geoffroy-Guichard. C’est donc encore plus grave. On est tous responsables de cette élimination, moi le premier évidemment. C’est dur à vivre mais je vais continuer à me battre pour que les choses changent. On a gagné beaucoup de matchs dans le passé avec un groupe pratiquement identique. »

« Ça va changer », comme après la claque à Montpellier ?

Une belle démonstration de méthode Coué d’un Rudi Garcia en apparence sûr du rebond de son équipe : « Ça va changer parce qu’on va trouver des solutions. On a commencé à changer des choses, on va continuer. On ne se contentera pas de paroles, il faudra des actes ».

Un discours quasiment similaire à son coup de gueule après la large défaite (3-0) à Montpellier le 4 novembre. L’OM n’a gagné que deux matchs sur dix depuis et quasiment rien n’a changé, hormis l’identité du premier tombeur des Marseillais en 2019. A savoir une formation actuellement 6e de son groupe de National 2 (4e division).