VIDEO. Coupe de France: Sensation du jour, un OM toujours plus pathétique se fait humilier par Andrézieux (National 2)

FOOTBALL Piteusement éliminés ce dimanche par Andrézieux (2-0) en Coupe de France, les Marseillais poursuivent leur chute sans fin…

A Saint-Etienne, Jérémy Laugier

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Luiz Gustavo, Dimitri Payet et tout l'OM ont sombré ce dimanche face à Andrézieux, actuel 6e de son groupe de National 2.
Luiz Gustavo, Dimitri Payet et tout l'OM ont sombré ce dimanche face à Andrézieux, actuel 6e de son groupe de National 2. — JEFF PACHOUD / AFP
  • Andrézieux (National 2) a signé l’exploit majeur de ces 32es de finale de Coupe de France, ce dimanche, en éliminant l’OM (2-0).
  • Cette nouvelle élimination en Coupes (après la Ligue Europa et la Coupe de la Ligue) fait vraiment tache dans le bilan de l’OM de Rudi Garcia.

Déjà éjecté par la petite porte en Ligue Europa et en Coupe de la Ligue, l’OM poursuit sa chute de manière spectaculaire. Les Marseillais ont en effet repris l’année 2019 en étant éliminés, et même humiliés (2-0) ce dimanche dès les 32es de finale de la Coupe de France par Andrézieux, modeste 6e… de son groupe de National 2 (4e division). Un fiasco qui pourrait être celui de trop pour Rudi Garcia, incapable de stopper une série désastreuse (2 succès sur les 13 derniers matchs officiels).

L’OM toujours plus flippant. Affronter Andrézieux, une formation de National 2, au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne, n’avait quand même rien d’un traquenard pour la reprise. Surtout en alignant quasiment l’équipe type, avec Adil Rami et Kostas Mitroglou comme seuls blessés. Mais cet OM a définitivement plongé dans la crise, ce dimanche, en étant secoué et éliminé de manière pathétique.

Incapables d’accélérer le jeu et de mettre hors de portée une équipe amateur, les Marseillais n’ont plus remporté la moindre rencontre depuis le 25 novembre à Amiens (1-3 en Ligue 1). Il ne leur reste plus que le championnat à jouer (6es à cinq points du podium). Plus que jamais, les jours de Rudi Garcia sont comptés sur le banc de l’OM.

Caleta Car et Mandanda, coupables idéaux. Rien de neuf à l’OM en 2019 : Duje Caleta-Car est toujours aussi fébrile. En grande difficulté même pour effectuer un simple contrôle et une remise anodine à Steve Mandanda, l’international croate a tout du flop de la saison. Averti pour une faute grossière sous forme de seule solution pour lui permettre de stopper Lenny Leonil (43e), il a frôlé à deux reprises l’expulsion en seconde période. Duje Caleta-Car a surtout été impliqué sur le premier but d’Andrézieux en étant battu de la tête, tout comme Rolando, par Bryan Ngwambije (1-0, 17e). Mais sur le coup, le premier coupable désigné est bien Steve Mandanda, passé complètement au travers sur sa sortie aérienne.

Auteur de plusieurs parades ce dimanche, le gardien marseillais confirme néanmoins qu’il est loin de son niveau de la saison passée. Ils ne sont évidemment pas les seules individualités à avoir failli dans le Chaudron. Des tauliers comme Luiz Gustavo et Dimitri Payet sont eux aussi perdus. Lent, lui aussi averti et sorti dès la mi-temps, le Brésilien ne s’en sort pas en 2018-2019. Totalement hors du coup ce dimanche, à l’image d’une glissade tragi-comique avortant une contre-attaque, Dimitri Payet a quant à lui été remplacé dès l’heure de jeu par Rudi Garcia. Sans avoir eu la moindre influence sur le jeu de l’OM.

Andrézieux si épatant. Très loin des têtes baissées du camp adverse, Andrézieux a montré une fraîcheur et une justesse technique épatantes pour accrocher son exploit. A l’image de son premier buteur Bryan Ngwambije, qui évoluait encore dans l’équipe réserve de l’OL la saison passée (7 apparitions en N2), l’effectif ligérien est composé de plusieurs éléments passés par des centres de formation professionnels. Auteur de remarquables contre-attaques, les Rouges auraient pu s’offrir le luxe d’inscrire un superbe ciseau (Christopher Desmartin à la 11e) et un enchaînement crochet mystifiant Jordan Amavi et reprise du gauche (Anthony Vacheron à la 29e).

Certes acculés en défense durant une grande partie de la rencontre, ils s’en sont remis à leur gardien Nicolas Markut, notamment auteur d’un double arrêt décisif devant Lucas Ocampos et Valère Germain (62e). On ne comptera même pas son arrêt face à une talonnade assez dramatique de Valère Germain, pourtant en position idéale (73e). Puis Florian Milla a définitivement fait basculer le Chaudron dans la folie en doublant la mise (2-0, 83e).