Manchester City-OL: «Jamais aussi bon que quand il est responsabilisé», Nabil Fekir est de retour au sommet

FOOTBALL Le capitaine lyonnais Nabil Fekir, notamment auteur d’un but et d’une passe décisive, mercredi à Manchester City (1-2), n'a vraiment pas manqué son retour en Ligue des champions…

Jérémy Laugier

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Nabil Fekir a livré un match énorme mercredi à l'Etihad Stadium.
Nabil Fekir a livré un match énorme mercredi à l'Etihad Stadium. — Magi Haroun/REX/Shutterstock/SIPA
  • A 25 ans, Nabil Fekir n’avait encore jamais trouvé la faille en Ligue des champions.
  • Une anomalie à laquelle il a mis fin mercredi en inscrivant un superbe but, lors de l’incroyable succès de l’OL à Manchester City (1-2).

De notre envoyé spécial à Manchester,

« What the Fek. » C’est accompagné de ce jeu de mots bien senti que Nabil Fekir a les honneurs de la Une du Sun ce jeudi. Certes, la photo d’un Pep Guardiola en tribunes, dépité sous son béret, y est plus importante que celle du capitaine lyonnais. Mais trois mois après son transfert avorté vers Liverpool, cette exposition médiatique dans le célèbre tabloïd en dit long sur la cote de l’attaquant des Bleus outre-Manche.

Etant donné son récital mercredi pour permettre à l’OL de signer un exploit retentissant à Manchester City, il ne risque pas de manquer de sollicitations en Premier League lors des prochains mercatos. Mangé par Gündogan lors de sa première tentative de débordement (5e), Nabil Fekir a ensuite fait de colossales différences face à l’une des meilleures équipes du monde.

Le tweet de JMA « Nabil va remobiliser son groupe » a fait causer

Pour un joueur de 25 ans n’ayant encore jamais été décisif dans un match de Ligue des champions (5 apparitions en 2016, peu après son retour post-croisés), allier un centre gagnant pour Maxwel Cornet (0-1, 26e) et un déboulé conclu par une frappe imparable (0-2, 43e) est une aubaine. Dire qu’en ce début de saison retardé pour lui, le champion du monde était apparu très loin de son meilleur niveau. C’est d’ailleurs pour le piquer un peu que Jean-Michel Aulas avait tweeté après le décevant nul à Caen (2-2, premier but de la saison pour Nabil Fekir) : « Nabil va remobiliser son groupe ».

« J’avais ce souci-là de le responsabiliser, explique Jean-Michel Aulas. Nabil n’est jamais aussi bon que quand il est responsabilisé. » La découverte du brassard, il y a un an, n’est effectivement pas anecdotique dans ce qui a ensuite été sa meilleure saison jusque-là (18 buts et 7 passes décisives). Pour bichonner au mieux son joueur, qui se voyait bien quitter Lyon cet été, le président lyonnais a invité son père Mohamed à assister à ce CIty-OL.

« Quand il est à ce niveau-là, peu d’équipes pourront nous battre »

« Je voulais qu’il soit dans les meilleures conditions possibles, a précisé JMA mercredi après une performance qu’il place ''sur le podium'' de ses souvenirs européens avec Lyon. Ce sont des petites choses qui permettent de redonner confiance à un joueur, de le motiver. Et franchement, quand il est à ce niveau-là, peu d’équipes pourront nous battre. »

Mine de rien impliqué dans 7 buts lors des 9 derniers matchs de l’OL, toutes compétitions confondues, « Nabilon » a sacrément marqué les esprits en tant que pièce maîtresse offensive d’un collectif retrouvé au meilleur moment. « On a fait quelque chose de grand, savoure le héros du jour. Quand on est ensemble on peut faire de bonnes choses. » Parole de capitaine pleinement retrouvé.