Allemagne-France: Un match qui peut laisser des traces pour Benjamin Pavard

FOOTBALL Face aux Allemands jeudi, le défenseur a été en difficulté dans son couloir...

Alexia Ighirri

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Allemagne-France: Benjamin Pavard
Allemagne-France: Benjamin Pavard — FRANCK FIFE / AFP
  • Face à l'Allemagne jeudi, Benjamin Pavard s'est fait marcher dessus par Antonio Rüdiger. Les images de son cou sacrément amoché ont fait le tour des télés et du net en marge du nul (0-0).
  • La rencontre de Ligue des nations aura peut-être laissé d'autres stuigmates: le défenseur français a eu des difficultés à contenir Timo Werner.

Troisième minute de jeu, Benjamin Pavard tacle un ballon emmené par Antonio Rüdiger. Le joueur allemand enjambe le Français et s’essuie les crampons sur le cou du défenseur. Ce dernier reste au sol, l’arbitre ne siffle rien (ah si, un corner allemand). Les images du cou sacrément amoché, griffé par les crampons du joueur allemand ont fait le tour des télés et du net jeudi en marge du nul (0-0) entre l’Allemagne et la France en Ligue des nations.

Antonio Rüdiger a-t-il laissé traîner son pied. Etait-ce volontaire ? Personne n’a, en tout cas, crié au scandale à l’issue du match : « Ça fait très mal, commente Benjamin Pavard en zone mixte. Mais bon ça fait partie du foot. Je ne sais pas s’il l’a fait exprès, je n’ai pas revu les images. »

Battu par Timo Werner

Le match a laissé d’autres stigmates, pas forcément plus agréables pour Benjamin Pavard. S’il a pu apporter offensivement (placez ici votre souvenir du « second poteau Pavaaaaard »), le joueur de Stuttgart a été en difficulté jeudi, battu dans les duels. L’intéressé répondra simplement, au micro de l’Equipe TV, que Timo Werner « était un très bon client qui allait très vite. Il a pris deux fois l’ascendant sur moi ».

Souvent en un contre un, Benjamin Pavard a été dépassé dans son couloir. Le latéral est celui qui a le plus souffert dans une défense française, elle, toujours rassurante. Il est vrai qu’avec son club de Stuttgart, il évolue en défense centrale, mais depuis la Russie Didier Deschamps le cantonne au poste de latéral. C’est à cette place que le Nordiste doit prouver.

Face au Pays-Bas dimanche, « DD » sera-t-il tenté de modifier son onze de départ ? « Je n’ai pas encore décidé. Faire tourner ou pas, tout est possible. Je peux changer 2, 3, 4 joueurs, selon comment ils auront récupéré, ça rentrera dans ma réflexion ». Benjamin Pavard va peut-être commencer à sentir le souffle des remplaçants dans son cou.