Allemagne-France: «J'ai su être costaud», Alphonse Areola savoure son match de dingue

FOOTBALL Pour sa première cape avec les Bleus, Alphonse Areola a été époustouflant...

Alexia Ighirri

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Allemagne-France: Alphonse Areola
Allemagne-France: Alphonse Areola — FRANCK FIFE / AFP
  • Le gardien Alphonse Areola a écœuré les Allemands, jeudi à Munich, et a permis aux Français de ramener le point du nul de leur premier déplacement en Ligue des nations (0-0).
  • Le Parisien a réalisé six arrêts : aucun gardien tricolore n’a fait mieux sur un match ces dix dernières années.
  • Il se satisfait d’avoir « su être costaud et concentré tout au long du match pour pouvoir être bon au bon moment ».

Quand les journalistes ont posé leur question à Lucas Hernandez en zone mixte, ce dernier a eu le son en stéréo. Tous n’avait qu’un nom à la bouche : « Alphonse Areola ». Il faut dire que, pour sa première sélection avec l’équipe de France, le gardien a livré une prestation XXL. Qui fera dire au sélectionneur allemand Joachim Löw après le match que ses hommes sont tombés face à « un superbe gardien ».

C’est simple, face à l’Allemagne jeudi en Ligue des nations (0-0), le Parisien a réalisé six arrêts : aucun gardien tricolore n’a fait mieux sur un match ces dix dernières années. On s’en souviendra donc de sa première cape.

Des coéquipiers unanimes

Au fait, l’analyse d’Hernandez ? « Pour sa première, il a fait un gros match. On sait tous le très grand gardien que c’est. Aujourd’hui il l’a prouvé encore une fois sur le terrain. On a toute confiance en lui. » Comme le latéral, les Bleus ont, les uns après les autres, tressé des lauriers à leur gardien, si bien que l’homme du match aurait pu quitter l’Allianz Arena une couronne de fleurs sur la tête. Florilège :

  • Giroud : « Il évolue depuis plusieurs années maintenant au poste de numéro 1 à Paris. Il a pris de la confiance, il travaille beaucoup à l’entraînement, il mérite tout ce qui lui arrive. En particulier ce soir il fait un gros match, mais je ne suis pas surpris parce que je connais sa qualité. »
     
  • Pavard : « Il fait de très grands matchs avec Paris, c’est un très grand professionnel. Ce n’est pas facile parce qu’à chaque fois qu’il venait il était troisième gardien. Mais quand on fait appel à lui, il répond présent. Je ne suis pas du tout surpris. »
     
  • Pogba : « Il a été grand ! Aujourd’hui il a prouvé. Il a joué comme s’il était un titulaire. Je ne suis pas surpris de sa performance. Il bosse toujours avec le sourire, avec un bon état d’esprit. Ce qu’il a montré aujourd’hui, c’est ce qu’il montre depuis toujours. Ça fait très longtemps que je le connais et il progresse. Où il en est aujourd’hui… il est parti chercher ça ».
     
  • Matuidi : « Il est très mature dans sa tête. C’est quelqu’un de très calme, avec une sérénité incroyable. Il a abordé le match comme il en a l’habitude avec le PSG et franchement sur le terrain, il m’a épaté. Il a progressé, il a franchi un cap, de côtoyer l’équipe de France au quotidien et d’être aux côtés de grands joueurs à Paris, ça l’aide beaucoup ».

« C’est monté très très haut au moment de l’hymne »

Si Didier Deschamps se posait encore la question de l’avenir dans les cages tricolores, il a obtenu un début de réponse. Même si Alphonse Areola dit ne pas se préoccuper du message envoyé jeudi à Munich : « Je ne suis pas du genre à m’exposer, à me montrer. C’est beau de commencer comme ça, et j’espère que ca ne va pas se finir vite. Cette première je l’attendais depuis très longtemps. J’ai travaillé pour en arriver-là. C’est pas une fin en soi mais c’est une belle récompense. »

Le portier raconte ensuite son émotion sur La Marseillaise - « C’est monté très très haut surtout au moment de l’hymne national. J’ai juste pensé à ma famille, à mes enfants et à profiter de tout ça. » - et se satisfait ensuite d’avoir « su être costaud et concentré tout au long du match pour pouvoir être bon au bon moment ». Comme lorsqu’en seconde période, il dégoûte littéralement les Allemands, multipliant les parades sur Reus, Hummels, Müller (du bout des doigts) et Ginter en une dizaine de minutes. « On se dit qu’il faut rester solide et qu’il ne faut pas gâcher ça en prenant un but. J’aurais juste préféré une petite victoire, en bonus. » A-t-il douté un moment ? « Non. Je n’ai pas ce sentiment, je ne le connais pas trop (sourire) ! »

Alphonse Areola espère bien doubler son nombre de capes en bleu dimanche face aux Pays-Bas, histoire d’engranger un peu plus de confiance encore (« et il en a déjà beaucoup », dixit son sélectionneur), « de profiter de cette vague aussi ». Et pourquoi pas continuer à surfer dessus jusqu’aux premières rencontres de Ligue des champions avec le PSG : parce que là aussi il est assuré d’avoir du temps de jeu, non pas à cause de forfaits mais en raison de la suspension que purgera Buffon en C1.