OL: Les supporters de l’équipe féminine sont prêts à aller «au fin fond de la planète» en Ligue des champions

FOOTBALL FEMININ Les OL Ang’Elles auront 23 membres présents à Kiev (Ukraine) jeudi (18 heures) pour la nouvelle finale de Ligue des champions des Lyonnaises contre Wolfsburg…

Jérémy Laugier
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Willy Pasche et le groupe de supporters des OL Ang'Elles, ici lors de la finale de Ligue des champions 2017 à Cardiff contre le PSG (0-0, 7-6 aux tirs au but).
Willy Pasche et le groupe de supporters des OL Ang'Elles, ici lors de la finale de Ligue des champions 2017 à Cardiff contre le PSG (0-0, 7-6 aux tirs au but). — Dominique Mallen
  • Depuis la création du groupe en 2011, les OL Ang’Elles voyagent dans toute l’Europe pour suivre l’équipe féminine dans ses nombreuses conquêtes en Ligue des champions.
  • 23 membres partent de Lyon ce mercredi pour rejoindre Kiev (Ukraine), où leur équipe favorite va tenter de soulever sa cinquième Coupe d’Europe jeudi (18 heures) contre Wolfsburg.
  • De la Pologne au Kazakhstan rien que cette saison, le groupe de supporters raconte à « 20 Minutes » sa passion pour le football féminin.

Lorsqu’elles vont entrer sur la pelouse du stade Valeriy-Lobanovskyi, jeudi à Kiev, les joueuses de l’OL vont comme d’habitude jeter un coup d’œil dans les tribunes pour voir si leurs supporters sont de la partie. Ils sont cette fois 23 à enchaîner des vols Lyon-Munich puis Munich-Kiev, ce mercredi, pour assister à une nouvelle finale de Ligue des champions. Des inconditionnels prêts à tout pour voir leur équipe favorite soulever sa cinquième Coupe d’Europe contre Wolfsburg, y compris à investir « plus de 500 euros » pour voyager par leurs propres moyens.

« Le club a pris l’habitude de nous offrir les places de match à l’étranger mais ça reste très compliqué et très coûteux de suivre les filles dans pareil rendez-vous, explique Willy Pasche, un fidèle du groupe OL Ang'Elles, fondé en 2011 et qui compte plus de 200 membres. On a l’impression de faire partie de la famille des filles, dont on connaît les proches. »

« Chiche, on va au Kazakhstan ? »

Ces supporters de l’OL féminin ont pris l’habitude de voyager partout, y compris à Konin (Pologne) en 16es de finale, avec au passage « une mise en fourrière du minibus à Berlin ». Et même au bout du Kazakhstan, à Chimkent en huitièmes… et à huit membres ! « On s’était dit avant le tirage qu’il était hors de question d’aller au Kazakhstan, se souvient Béatrice Monty, qui a fait partie de l’aventure. Mais il y en a toujours un qui lance un ''Chiche, on y va ?'' et on dit banco. »

« Il y a une petite folie ambiante dans notre groupe. » D’autant plus que ces rencontres (contrairement à la finale jeudi) ne présentaient aucun suspense et se sont soldées sur un 0-5 et un 0-7 aux allures de tarif classique pour l’OL, y compris en Ligue des champions.

« Notre kop est capable d’être là au fin fond de la planète »

« Ce n’est pas grave, les filles jouent en permanence, sans le moindre calcul, apprécie Béatrice Monty, qui a posé une dizaine de jours de congés cette saison pour assister au plus de matchs possibles loin de Lyon. Et puis on noue souvent des liens avec les supporters adverses et au Kazakhstan, la gardienne Sarah Bouhaddi est par exemple venue nous donner à chacun un maillot à elle. »

Les joueuses lyonnaises, vainqueurs des deux dernières Coupes d’Europe, sont impressionnées par ce soutien. « Nous avons la chance d’avoir un kop fidèle et capable d’être là au fin fond de la planète, sourit Elodie Thomis. La présence de ces supporters nous touche et on a beaucoup de respect pour eux. On est là aussi loin du football masculin, ils se débrouillent par leurs propres moyens pour venir aux matchs. Et puis ils essaient de faire du bruit du mieux qu’ils peuvent. »

« Un long retour de match après une défaite, ça doit être terrible »

Si bien que même à huit au Kazakhstan, à 6.000 km de Lyon, ils se sont un peu fait entendre dans le stade. Autant vous dire que les OL Ang’Elles ne tiennent plus en place avant la rencontre la plus attendue de la saison. « C’est typiquement le match qu’on ne pourrait pas voir à la télévision, confirme Béatrice Monty. On a vraiment hâte d’y être car on sait qu’on aura une grosse équipe en face. »

Une équipe que l’OL a sortie in extremis lors des deux dernières éditions de l’épreuve reine, en finale puis en quart. « Personnellement, je n’ai jamais eu à faire un long retour de match après une défaite, ça doit être terrible », confie Willy Pasche. Car quand on est fan de cette équipe lyonnaise raflant tous les titres, on peut même se permettre de ne pas être superstitieux.

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