ASSE-Bordeaux: Prêts à tout pour être au rendez-vous de l'Europe

FOOTBALL Les deux équipes se retrouvent dans une bien meilleure forme qu’au match aller…

Clément Carpentier

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Vincent Pajot (ASSE) et Valentin Vada (Bordeaux) ne jouent plus avec leur équipe en 2018.
Vincent Pajot (ASSE) et Valentin Vada (Bordeaux) ne jouent plus avec leur équipe en 2018. — Nicolas Tucat / AFP
  • A la rue à Noël, Bordeaux et Saint-Etienne joue l’Europe en cette fin de saison.
  • Les deux clubs ont changé entraîneurs et joueurs pour réussir leur remontée.
  • Les Girondins doivent encore rattraper les Verts en cas de victoire à Geoffroy-Guichard.

Au-delà d’être de fidèles amis, les supporters stéphanois et bordelais vivent un peu la même saison cette année. Ce dimanche (15h), ils se retrouveront sûrement sur pas mal de sujets en regardant l’ASSE et les Girondins s’affronter à Geoffroy-Guichard. Sans parler d’un possible rachat de leur club par des Américains, ils baragouineront sur la première partie de saison catastrophique de leur équipe avant d’évoquer leurs belles remontées au classement.

Respectivement 15e et 16e de la Ligue 1 à quelques encablures de la zone rouge à Noël, Bordeaux et surtout Saint-Etienne ont connu un redressement spectaculaire depuis fin janvier. Au point de peut-être remplir leur objectif de début de saison (notamment les Verts) : être européen. Et pour en arriver là, on peut dire que les dirigeants des deux clubs ne sont pas restés les bras croisés.

Gasset et Poyet à la rescousse

A commencer par ceux de l’ASSE, les plus actifs. Après avoir fait face à la démission de l’Espagnol Oscar Garcia, ils n’ont pas hésité à écarter quelques semaines plus tard son remplaçant, Julien Sablé, pour nommer à sa place, Jean-Louis Gasset. Il faut dire que le bilan de l’ancien milieu de terrain des Verts était sans appel (deux nuls et quatre défaites).

Jean-Louis Gasset et Gustavo Poyet, les deux nouveaux hommes forts de Saint-Etienne et Bordeaux.
Jean-Louis Gasset et Gustavo Poyet, les deux nouveaux hommes forts de Saint-Etienne et Bordeaux. - P.Desmazes - F.Tanneau / AFP

Du côté bordelais, le club a mis beaucoup plus de temps à réagir. Stéphane Martin, le président des Girondins, a très (trop) longtemps douté de l’effet du « choc psychologique » même au plus fort de la crise sportive (une victoire en 14 matchs). Finalement, Bordeaux attendra mi-janvier avant de remplacer Jocelyn Gourvennec par Gustavo Poyet. Eric Bedouet assura un intérim victorieux à Nantes entre deux.

Un match qui vaut très cher

Mais pour être sûr d’opérer leur « remontada », les deux clubs ont aussi mis la main à la poche. Et une nouvelle fois, Saint-Etienne n’y est pas allé de main morte en recrutant quatre internationaux lors du mercato hivernal : Ntep, M’Vila, Subotic et Debuchy. On peut y ajouter le retour de prêt de Robert Beric.Un choix plus que payant à la lecture des résultats de l’ASSE depuis (2e ex aequo de la Ligue 1 sur la phase retour, 13 matchs sans défaite et une 5e place).

Aux Girondins, aussi, on a tenté le coup. Mais de façon raisonnable comme tout bon Bordelais avec Baysse, Meïté et Braithwaite. Le résultat est aussi moins probant : six victoires pour cinq défaites et deux nuls et une 9e place à six points de l’ASSE. Si ça sent bon l’Europe pour les Verts, ça risque d’être juste pour les Girondins. Mais attention, il reste encore trois journées pour boucler l'affaire.

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