Ligue 1: Entre l'OM et Monaco, c'était la «guerre» et pourtant c'était «beau à voir»

FOOTBALL Un match aussi intéressant que la lutte pour la deuxième place du championnat...

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

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Jeu des sept différences, niveau facile.
Jeu des sept différences, niveau facile. — C. Paris / AP / SIPA
  • L'OM et Monaco n'ont pas profité de la défaite de Lyon face à Bordeaux. 
  • Ils restent respectivement 3e et 4e de Ligue 1, après une grosse opposition au Vélodrome (2-2).
  • Des buts, du spectacle, du suspense : on s'est régalés, ce dimanche soir. 

Pamela Anderson a plutôt de la chance. C’est assez cool de découvrir la Ligue 1 cette année. OK, il y a autant de suspense pour le titre de champion que dans un épisode de Zorro. Mais la lutte pour la seconde place est passionnante. Parce qu’elle est serrée, parce qu’il y a du suspense, parce que l’OL (2e), l’OM (3e) et Monaco (4e) filent à toute berzingue et battent tous les temps de passage… Et parce que les confrontations directes sont rarement décevantes.

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Cet OM-Monaco au Vélodrome accouche d’un match nul (2-2) et c’est parfaitement logique. Bien sûr, il y a des duels ratés, des passes mal appuyées (coucou Dimitri Payet), des dégagements en touche après une série de vieilles passes en retrait (coucou Steve Mandanda et la défense marseillaise). Mais il y a aussi eu, en vrac :

  • Le double une-deux Sidibé-Baldé sur l’ouverture du score.
  • Cette intensité dingue, ce pressing de tous les instants, les égalisations de Rami et Fabinho quelques instants après les buts de leurs adversaires.
  • Le match de Fabinho en général, d’ailleurs.
  • La transversale de Gustavo puis le coup du sombrero de Thauvin sur Sidibé (sur l’occasion vendangée par Payet).
  • Le tifo du virage sud pour le Brésilien et l’ambiance d’un Vélodrome bouillant.
  • Ces petits moments de chambrage entre Germain et Subasic.
  • Ledit Germain qui plante une tête incroyable sur coup franc, qui hurle de joie, mais qui s’empêche de célébrer, par gentillesse pour ses anciens coéquipiers.
  • La parade main opposée de Mandanda sur un amour de frappe de Ghezzal.
     

« Niveau Ligue des champions »

Rudi Garcia avait donc raison de dire que ce « match de très haut niveau » était « beau à voir pour tout le monde » et qu’il avait même des airs de « rencontre de Ligue des champions. » Le coach olympien exagère souvent. Cette fois, on valide.

Leonardo Jardim approuve aussi : « Il y a eu une grosse ambiance, de l’engagement des supporters, c’était vraiment bien ! » Très classe, l’entraîneur monégasque assure que les arbitres de touche ne lui ont pas gâché la soirée, en sifflant hors-jeu un Jemerson qui ne l’était pas du tout. « Je n’ai pas l’habitude de faire pression sur l’arbitrage. » C’est pourtant une des armes que Lyon connaît bien et que Marseille n’hésite pas à dégainer cette saison. « C’est la guerre pour la deuxième place », confirme l’entraîneur Portugais.

Eliminée en Coupe de France comme en Ligue des champions, son équipe joue très gros, cette semaine : un choc à Marseille, une demi-finale de Coupe de la Ligue, et la réception de Lyon, en huit jours. « On avait mal joué mercredi [contre Lyon, en Coupe de France], donc on voulait bien jouer aujourd’hui, pratiquer un beau football », note Fabinho. Un beau « futebol », a-t-il dit, en fait. Le « futebol » une discipline que notre bonne vieille «  Liguain » redécouvre…