Mondial-2022: Le Qatar blanchi sur la question des ouvriers immigrés

FOOTBALL L'Organisation internationale du travail a jugé que le Qatar ne violait pas les droits des travailleurs immigrés...

J.L. avec AFP

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Le chantier du stade Al-Wakra, l'une des enceintes de la Coupe du monde 2022.
Le chantier du stade Al-Wakra, l'une des enceintes de la Coupe du monde 2022. — Maya Alleruzzo/AP/SIPA

L’Organisation internationale du travail (OIT) a jugé mercredi que le Qatar, organisateur du Mondial-2022 de football,ne violait pas les droits des travailleurs immigrés et a décidé de clore la plainte qui visait l’émirat. Le Qatar a été dénoncé depuis plusieurs années par des ONG et des syndicats au sujet des conditions de travail des quelque deux millions de travailleurs immigrés, notamment sur les chantiers de construction en vue du Mondial.

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Le Conseil d’administration de l’OIT a décidé de « clore la plainte (..) relative au non-respect de la convention sur le travail forcé et de la convention sur l’inspection du travail par le Qatar », a annoncé l’organisation basée à Genève, dans un communiqué. «L’OIT salue la décision du Qatar de coopérer de manière substantielle avec l’Organisation pour la promotion et la protection des droits des travailleurs et espère que ce programme de coopération sera mis en œuvre avec succès au cours des trois prochaines années », a déclaré son directeur général Guy Ryder.

L’OIT veut notamment abolir le système controversé de parrainage (« kafala ») et le remplacer par un système de contrat, et interdire la confiscation des passeports des travailleurs migrants. Le Qatar a déjà annoncé en décembre 2016 qu’il allait mettre fin à ce système, considéré comme la cause de tous les abus contre les travailleurs migrants. Le Qatar a par ailleurs annoncé le mois dernier qu’il allait mettre en place un salaire minimum pour les travailleurs.