Equipe de France: Kylian Mbappé «ne pensait pas que cela irait aussi vite»

FOOTBALL Quelques défenseurs de Ligue 1 et même des grands clubs européens non plus...

N.C. avec AFP

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Kylian Mbappé à Clairefontaine le 30 mai 2017.
Kylian Mbappé à Clairefontaine le 30 mai 2017. — FRANCK FIFE / AFP

Première réussie pour Kylian Mbappé. Comme d'habitude. Le jeune attaquant de Monaco s'est présenté pour la première fois devant la presse lors d'un rassemblement de l'équipe de France, mardi, à Clairefontaine. Tout juste sacré champion de France et appelé avec les Bleus pour la deuxième fois d'affilée à seulement 18 ans, il reconnaît qu'il ne pensait pas que «cela irait aussi vite» dans sa carrière.

Auriez-vous cru il y a un an, devenir champion de France et faire partie du groupe de l'équipe de France A?

J'ai toujours cru en mes qualités, mais je ne pensais pas que ça irait aussi vite quand même (sourire).

Vous faites l'unanimité auprès du monde du football. Comment faire pour ne pas prendre la «grosse tête»?

C'est facile, rester moi-même. J'ai réussi à arriver jusqu'ici en étant moi-même, je ne vois pas pourquoi je changerais parce que je n'arrive pas à être quelqu'un d'autre. C'est ma famille qui m'a inculqué des valeurs que j'essaie de garder à chaque fois, qui m'aident à surmonter les épreuves, et à garder la tête froide lorsqu'elle pourrait chauffer (rires).

Comme arrivez-vous à gérer toute l'agitation médiatique autour de vous?

Je le prends bien, j'ai été médiatisé très tôt donc - non pas que j'ai pris l'habitude - cela fait partie de mon environnement. J'essaye de m'adapter à tout ce qui se passe autour de moi. Ce n'est pas toujours facile mais on va dire que c'est le métier.

Est-ce que vous êtes un peu le «chouchou» de l'équipe de France?

Non, pas particulièrement. Tous les nouveaux ont été bien accueillis. Il n'y en a pas un qui s'est plaint de quelque chose. C'est vrai que c'est un groupe qui vous met dans les meilleures conditions sur ou en dehors du terrain pour pouvoir s'exprimer de la meilleure des façons.

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A un an du Mondial 2018, que représente pour vous la possibilité de jouer une Coupe du monde?

C'est un rêve d'enfant, j'ai regardé toutes celles que j'ai pu regarder. De savoir que peut-être je pourrais la disputer, c'est vraiment un rêve qui peut se réaliser. Je vais essayer de me donner les moyens pour y parvenir. Maintenant c'est encore loin, il faut encore se qualifier et il y a un match important contre la Suède pour y parvenir.

Quel est votre objectif pour votre deuxième rassemblement ?

Je ne vais pas venir pour dire au coach : «Laissez moi sur la touche, j'y suis bien». Je pense que je dois encore apprendre parce que je n'ai quasiment aucune expérience au niveau international. De jouer des matches contre des équipes de prestige comme l'Espagne, l'Angleterre ou le Paraguay aussi, ça va me faire grandir et accélérer ma progression.

Comptez-vous profiter de ces trois matches pour grimper dans la hiérarchie des attaquants?

On joue pour s'imposer, après il ne faut pas non plus dénigrer les autres attaquants qui sont là. Je pense à Olivier (Giroud), cela fait un bon bout de temps qu'il est là, et il a toujours bien fait son travail. Mais c'est vrai que dès que j'aurai la moindre opportunité, je vais essayer de montrer ce que je sais faire et marquer des points».

Qu'auriez-vous préféré: participer au Mondial U20 en Corée du sud ou être avec les A?

Quoi qu'il arrive je vais représenter mon pays, que ce soit en Corée ou ici (avec les A). C'est mieux de représenter la sélection que d'aller en vacances... Je suis content d'être ici et si j'avais été en Corée, j'aurais aussi été content.