Défense d'entrer: Dix solutions plus ou moins sérieuses pour battre une défense qui gare le bus
FOOTBALL•Parce que faire 0-0 contre des équipes qui défendent à 15 n'est pas une fatalité...W.P.
Après une petite semaine de récupération marquée par des oppositions tranquilles contre l’OM et Niort, le PSG reprend les choses sérieuses contre Nancy, une équipe en quêtes de points qui joue sa survie en Ligue 1. Le profil type de l’adversaire qui gare le bus avec l’unique objectif de gratter un point au Parc et de rendre encore plus ennuyeux qu’il ne l’était un match du samedi à 17 heures.
On pense au TFC de Pascal Dupraz, venu décrocher un 0-0 miraculeux dans la capitale le 19 février. Malgré le résultat positif, le coach toulousain n’avait d’ailleurs pas été trop emballé par la frilosité de ses hommes.
« « En deuxième mi-temps, on n'a fait que défendre. On a manqué de clairvoyance. Je retiens la discipline défensive de mes joueurs. » »
Mais bon, c’est comme ça. C’est le jeu. Le vrai problème est ailleurs comme l’avait expliqué Unai Emery en conférence d’après-match ce jour-là. « Nous n’avons pas su surmonter la défense de l’adversaire. Nous avons besoin de travailler pour apprendre à ouvrir les défenses regroupées », reconnaissait l’Espagnol.
On ne sait pas si le coach du PSG lit 20 Minutes, mais on a trouvé dix solutions plus ou moins pertinentes pour battre une défense qui gare le bus. Dont quelques unes avec l’aide d’un homme qui s’y connaît en défenses regroupées et en passes latérales autour de la zone : Patrick Cazal, entraîneur… du club de handball de Dunkerque.
- Tirer de loin comme en Angleterre et en Allemagne
Ça peut paraître simple voire simpliste, mais avoir dans ses rangs un canonnier capable de faire la différence en dehors de la surface, ça sert toujours. Et pas seulement pour marquer des buts comme « ça ».
« Cela oblige aux défenseurs adverses à sortir sur les tireurs et donc à laisser des espaces dans leurs dos. Espaces qui peuvent ensuite être exploités. Les footeux en Angleterre sont de très bons tireurs de loin et favorisent donc ce genre de situations », explique Patrick Cazal.
- Concéder volontairement des corners
Bah oui. Si une équipe constate qu’elle se casse les dents contre un mur, pourquoi insister ? Pourquoi ne pas jouer avec les règles ? En offrant un corner à l’adversaire, vous lui donnez une occasion de marquer mais l’incitez aussi à se découvrir. Derrière, ça peut partir en contre-attaque. On se demande d’ailleurs pourquoi personne n'y encore pensé. Sans doute parce qu'il s'agit d'une idée de génie...
- Bouger le bloc défensif en multipliant les passes
C’est LA grande spécialité des équipes de Pep Guardiola (sauf Manchester City mais c’est un club anglais, donc ça compte pas). Balader la défense de droite à gauche jusqu’à trouver la faille. Cazal, encore :
« « il faut faire courir ce bloc compact qui vous empêche d’atteindre le but en multipliant les passes. Mais pas de n’importe quelle manière. Il faut des transitions rapides. Et il faut être patient. » »
- Avoir Sergio Ramos dans son équipe
Ça peut toujours servir en cas de match nul ou de retard à rattraper dans les dix dernières minutes contre un bloc très bas. Laissez un Ramos dans la surface adverse pendant cinq minutes, il marquera. Ce ne sont pas dix malheureux défenseurs qui l’en empêcheront, tant le bonhomme est habitué aux sauvetages de dernière minute (Atlético 2014, Barça 2016, etc). Il l’a même marqué sur ses doigts pour qu’on ne l’oublie pas.
- Etre en mouvement pour créer des espaces
Contourner le bloc défensif en faisant 15.000 passes, c’est bien joli, mais ça ne suffit pas si les joueurs sans ballon ne se déplacent pas. « Il faut créer des espaces en multipliant les courses. Autrement, c’est impossible », confirme le coach de Dunkerque. Bref, il faudrait cloner Edinson Cavani ou Alexis Sanchez.
- Apprendre à centrer
On l’a vu contre Toulouse et même le Losc (même si Paris a fini par battre les Dogues), c’est très compliqué de faire la différence dans la surface quand on rate les trois-quarts de ses centres, qu’ils soient au sol ou en l’air.
- Exploiter la moindre faille pour s’infiltrer dans la défense
Au foot comme au hand, la problématique est la même lorsqu’une ligne de défenseurs s’oppose à l’équipe qui attaque : il faut créer des espaces et après cela, les exploiter. Patrick Cazal abonde dans ce sens.
« La défense est tellement dense que dès que le moindre décalage se crée, il faut savoir l’exploiter. Le problème, c’est que ces intervalles existent sur un court instant. Seuls des joueurs de grande qualité technique peuvent y parvenir, et encore plus au football où le contrôle complique un peu plus la tâche. »
- Appeler une dépanneuse
Ok, celle-ci était vraiment facile, mais on en avait besoin pour meubler.
- S’adapter à l’adversaire
Avoir plusieurs schémas de jeu, posséder une large palette de combinaisons sur coup de pieds arrêtés et prendre en considération les spécificités de l’adversaire, ça peut toujours servir. « On ne joue pas de la même manière contre une équipe dont les joueurs mesurent 1m90 que face à des gars moins costauds », illustre ainsi Cazal.
- Engager un entraîneur-adjoint coach de handball
Et pourquoi pas ? « Il y a beaucoup de similitudes entre le handball et le football dans ce genre de situations. La liberté de mouvement, la nécessité de trouver une situation de tir, le jeu de passes latérales », note le coach de Dunkerque. Ce n’est pas un hasard si les détracteurs de Pep Guardiola le chambrent en comparant ses équipes à des équipes de hand après tout…


















