Si Ciccolini s'en est pris à Balotelli, c'est parce qu'il avait «insulté sa mère»

FOOTBALL L’entraîneur de Bastia avait demandé à l’attaquant italien de « fermer sa gueule »…

R.B.
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L'entraîneur de Bastia François Ciccolini lors du match contre Nice le 20 janvier 2017.
L'entraîneur de Bastia François Ciccolini lors du match contre Nice le 20 janvier 2017. — PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

La vidéo est devenue l’un des symboles de la vilaine soirée vécue par Mario Balotelli à Bastia vendredi. Quelques minutes après le match nul où il a été victime d’attaques racistes, on voit l’attaquant niçois remonter le tunnel vers les vestiaires sous les insultes de l’entraîneur corse François Ciccolini, qui lui intime de « fermer sa gueule » et d’aller « se faire enculer ». Interrogé par RMC, le technicien a tenu à apporter sa version mardi soir.



« Si vous regardez les images, est-ce que c’est moi qui lui parle ou est-ce que c’est lui ? Il m’a parlé avant, souligne François Ciccolini. S’il m’avait insulté, je n’aurais rien dit. Mais il ne faut pas insulter ma mère, qui a 80 ans et n’a pas fait le métier dont parle monsieur Balotelli. Je suis un éducateur. Je me suis emporté, c’est vrai. Mais ma mère à 80 ans et elle n’est pas loin de mourir. »

« Moi, je travaille toute la journée avec des blacks »

S’il ignorait alors que l’Italien avait été visé par des cris de singe en provenance de quelques supporters bastiais, l’entraîneur critique les « imbéciles qui ont pu faire ça et qui nous portent tort. Moi, je travaille toute la journée avec des blacks (sic). Aujourd’hui, je me suis expliqué avec mon groupe. On a parlé avec les joueurs de ce qu’il s’est passé dans les tribunes et ensuite avec Mario Balotelli. On en a débattu ».

La commission de discipline de la Ligue de football se réunit jeudi soir pour examiner les faits. L’OGC Nice a déjà demandé des « sanctions très lourdes » mais « ciblées ».