Espagne: Après Messi et Mascherano, au tour d'Alexis Sanchez d'avoir des soucis avec le fisc

FOOTBALL L'agent de l'attaquant d'Arsenal affirme que tout est en règle...

R.B. avec AFP

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Alexis Sanchez à l'échauffement le 1er novembre 2016.
Alexis Sanchez à l'échauffement le 1er novembre 2016. — Zemanek/BPI/Shutterstoc/SIPA

L'attaquant chilien d'Arsenal Alexis Sanchez a «intégralement respecté» les législations fiscales de ses pays de résidence successifs, l'a défendu son agent après des informations de presse faisant état d'une enquête judiciaire en Espagne concernant les revenus tirés de ses droits à l'image.

Selon le quotidien catalan El Periodico, le parquet de Barcelone a lancé une procédure visant l'ancien joueur du Barça (2011-2014) pour une fraude fiscale présumée de 983.443 euros portant sur les exercices 2012 et 2013.

Le parquet le soupçonne d'avoir voulu esquiver le versement des impôts liés à ces revenus en les faisant transiter par une société basée sur l'île de Malte, rapporte le journal.

«Alexis Sanchez a intégralement respecté toutes les lois d'imposition dans tous les pays où il a résidé», a réagi l'agent du joueur, Fernando Felicevich, dans un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi sur son compte Twitter.

Le représentant demande «à la presse et à l'opinion publique le plus grand respect d'ici à la fin de la procédure administrative et judiciaire en cours».

«La plainte du Trésor public espagnol est basée sur un changement de critère interprétatif de la loi espagnole, laquelle permet de verser les impôts liés aux droits d'image des sportifs à travers une société, à condition que le montant ne dépasse pas 15% de la rétribution totale versée par le club», fait-il valoir.

Le nom d'Alexis Sanchez pourrait s'ajouter à une longue liste de joueurs déjà inquiétés par le fisc espagnol en raison de l'imposition de leurs droits d'image.

En juillet, la justice espagnole a condamné la star barcelonaise Lionel Messi à 21 mois d'emprisonnement pour une fraude estimée à 4,16 millions d'euros sur les revenus tirés de ses droits à l'image. L'Argentin, qui a fait appel, devrait échapper à l'incarcération, les peines de moins de deux ans n'étant généralement pas exécutées en Espagne.

Auparavant, le défenseur ou milieu argentin Javier Mascherano avait lui aussi été inquiété. Il avait admis devant un juge espagnol avoir commis une fraude d'1,5 million d'euros et été condamné en janvier dernier à un an de prison, sans incarcération, là encore pour des questions de revenus tirés de l'exploitation de son image.