Daft Punk, Cruyff et Poujade, la drôle de «lettre ouverte d'un ballon» pour répondre à François Hollande
FOOTBALL•Le syndicat des joueurs a fait dans le WTF pour répondre au Président...R.B.
On s’attendait à un silence gêné ou à un communiqué enflammé. Mais franchement, on était très loin du compte au regard de ce que – le syndicat des footeux — a pondu pour répondre à François Hollande, dont les propos sur dans un livre d’entretien à paraître jeudi font débat. Forcément, quand on a lu « lettre ouverte d’un ballon », on a cliqué.
Dans , l’UNFP tente d’abord un jeu de mots avec le nom du Président. « D’ordinaire, même à regretter , d’un Marco [Van Basten] ou la précision d’un Dennis [Bergkamp], ceux de Hollande m’aiment bien, me cajolent, me caressent sur le terrain, et ce n’est pas parce que, malgré vos efforts répétés, vous n’avez jamais rien réussi d’autre qu’à me maltraiter qu’il faut régulièrement vous en prendre ainsi à ceux qui savent me montrer du respect. »
S’ensuit une série de tacles sur la popularité du chef de l’Etat dans les sondages, une évocation de après la finale de l’Euro, et une comparaison entre les ballons et « [ses] promesses [qui] s’envolent au premier vent ». Mais le plus drôle se trouve dans les deux ultimes paragraphes, que l’on va vous retranscrire in extenso (avec quelques annotations évidemment).
« Mes amis footballeurs ne sont certes pas les seuls que vous aimez à stigmatiser ainsi, que vous offrez, sans raison aucune, à la vindicte populaire, puisque certains d’entre eux – une minorité, une toute petite minorité, si vous voyez ce que je veux dire… -, seraient richissimes, selon vos dires, et si célèbres qu’ils ne peuvent même plus prendre le métro ou le bus, comme le commun des mortels, à moins de porter [pourquoi pas après tout ?].
S’il m’était et m’est toujours difficile, parfois, de savoir où Pelé, Maradona, Platini, Ronaldo, Zidane, Messi ou d’autres voulaient ou veulent encore me conduire, avec vous, cher François Hollande, les choses sont simples, claires, faciles à comprendre. Avec l’art et la manière d’un Pierre Poujade [WTF], que je ne me rappelle pourtant pas d’avoir connu, vous sprintez jusqu’à l’aile gauche du terrain que vous fouliez autrefois et, dans le plus bel élan populiste que vous dénoncez pourtant chez vos adversaires, vous voilà débordant, mais lentement, de critiques contre les nantis, les privilégiés, rejoignant ainsi ceux qui pensent que les footballeurs, qui n’ont pas fait d’études, gagnent trop d’argent. Et de l’argent facile puisqu’il suffit de taper dans un ballon… »


















