Dimitri Payet contre les Pays-Bas le 10 octobre 2016
Dimitri Payet contre les Pays-Bas le 10 octobre 2016 — James Marsh/BPI/Shutter/SIPA

FOOTBALL

Pays-Bas-France: Les Bleus ont un peu souffert mais ils filent tout droit vers la Russie

L'équipe de France s'est imposée à Amsterdam grâce en partie à une grande prestation du milieu mancunien...

De notre envoyé spécial à Amsterdam,

Il reste encore sept matchs, bien sûr, mais il n’est pas faux de dire ce mardi matin que l’équipe de France a fait un grand pas vers le Mondial 2018. Sa victoire méritée hier sur la pelouse de son principal rival, les Pays-Bas (0-1), lui a permis d’asseoir son statut de grand favori de ce groupe. Critiqué après la Bulgarie, Pogba a répondu en inscrivant le seul but de la rencontre d’une belle frappe de 30 mètres.

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La réponse de Paulo

On ne devait pas attendre de lui « qu’il mette des frappes de 30 mètres », dixit Griezmann. Mais Pogba, qui avait laissé ses coéquipiers répondre pour lui aux critiques qui ont suivi son énième match en dedans en Bleu vendredi, a finalement décidé que si. Le Mancunien a donné la victoire à l’équipe de France d’une belle patate de loin, dont la trajectoire flottante a trompé Stekelenburg (30e). Ce n’est pas tout. Il n’a pas perdu un duel dans l’entrejeu et distillé quelques ballons merveilleux, comme cette ouverture pour Gameiro après la pause. Un vrai match de patron, et c’est juste ce que tout le monde attendait, finalement.

Notre défense est un régal (surtout Koscielny)

Les Pays-Bas et leur équipe de jeunes pousses n’ont plus rien de la terreur des années passées, mais tout de même. Ça combine toujours bien devant, et par moments en seconde période, ça a chauffé. Lloris a sorti l’arrêt qu’il fallait à la 89e, et la charnière Koscielny-Varane a confirmé sa solidité. Le premier cité, notamment, est aussi fort au duel que doué dans l’anticipation. Il aurait pu (dû ?) concéder un penalty pour une main mais c’était bien plus la faute de Payet que la sienne (41e). Sur les côtés, Kurzawa et Sidibé progressent à chaque sortie. Encourageant, tout ça.

A nous la Russie

On exagère, mais c’est presque ça. Cette rencontre était la plus compliquée sur le papier, face à l’adversaire numéro 1 dans ce groupe de qualification. « Elle est importante, pas décisive », en disait Deschamps la veille. Il n’empêche, cette victoire déblaye grandement la route vers le Mondial en Russie. Ce n’est quand même pas la Suède post-Ibrahimovic, à égalité avec les Bleus en tête du groupe après sa victoire contre la Bulgarie (7 points), qui va la transformer en impasse. Il faudra juste le confirmer le mois prochain, quand elle nous rendra visite au Stade de France.