Pays-Bas - France: On vient de mettre quatre buts, mais celui dont on parle en conf' c'est Koscielny

FOOTBALL Le défenseur des Bleus n'a jamais semblé aussi fort et régulier que ces derniers mois...

N.C., à Amsterdam

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Laurent Koscielny lors de France-Bulgarie (4-1), le 7 octobre 2016 au Stade de France.
Laurent Koscielny lors de France-Bulgarie (4-1), le 7 octobre 2016 au Stade de France. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Il s’est chauffé sur une première question concernant sa charnière centrale Koscielny-Varane, « complémentaire et qui offre des garanties », et puis à la deuxième il y est allé franco. Hugo Lloris adore Laurent Koscielny, ce n’est pas une nouveauté. Les deux hommes se voient souvent à Londres, pendant la saison, et leurs petites familles s’entendent très bien. A la veille du match face aux Pays-Bas, ce dimanche, le capitaine des Bleus a tenu à marquer le coup.

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« L’Euro a été compliqué parfois en défense, avec beaucoup de changements. Laurent a été le seul à jouer tous les matchs, et je trouve qu’il a franchi un cap pendant la compétition, a fait savoir le gardien du temple. Il fait de très belles saisons en Premier League et il a parfois eu le brassard de capitaine à Arsenal, ce n’est pas pour rien. On oublie ça, parfois, en France. » Et bim

Ça fait toutefois bien longtemps qu’on n’a pas lu un article négatif sur le cas du Gunner, peut-être le joueur de l’équipe de France le plus régulier depuis la Coupe du monde 2014. L’intéressé était d’ailleurs venu devant les médias avant la rencontre face à la Bulgarie, en début de semaine, et on avait entendu à cette occasion le discours de quelqu’un de plutôt serein.

« Je n’attends pas de savoir si la presse est unanime sur mon statut ou pas, avait-il assuré. Je pense avoir fait un bon Euro, comme je fais un bon début de saison avec Arsenal. Je ne sais pas si c’est la trentaine ou pas [il a passé le cap en septembre 2015], mais je me sens de mieux en mieux. Je suis heureux, tranquille dans ma vie hors terrain, donc tout va bien. »

Il a raison. Sa place ne souffre aujourd’hui d’aucune contestation. « Il est évidemment très solide à son poste », juge ainsi son sélectionneur, Didier Deschamps. « La route vers la Russie est longue, mais on peut s’appuyer sur lui », ajoute Lloris. C’est vrai. La preuve, la France a concédé trois penalties lors de ses 10 derniers matchs - ce qui est beaucoup -, et il n’a pas été concerné une seule fois. Les temps ont vraiment changé pour « Kos ».