Seville-Lyon: 23 frappes sur les poteaux, l’OL a trouvé la meilleure excuse du monde

FOOTBALL Bruno Génésio et Jean-Michel Aulas ont insisté sur la malchance passagère de leur équipe devant le but adverse avant de défier Séville en Ligue des champions...

J.L.
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A l'image de Maxwel Cornet, très présent mercredi face au Dinamo Zagreb, l'OL a sérieusement élevé son niveau d'intensité par rapport à la précédente campagne européenne.
A l'image de Maxwel Cornet, très présent mercredi face au Dinamo Zagreb, l'OL a sérieusement élevé son niveau d'intensité par rapport à la précédente campagne européenne. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

De notre envoyé spécial à Séville,

La dernière fois que Lyon s’est déplacé en Ligue des champions, , et on était également du voyage. On se rappelle bien le contexte, d’ailleurs. Une équipe en pleine déliquescence,   et une réflexion commune partagée avec les collègues autour d’un bon verre de vin du coin. Du genre profitons-en maintenant, on ne sait pas quand sera le prochain. Le prochain est venu plus tôt que prévu, mais bizarrement, on retrouve l’OL dans le même état après un début de championnat immonde (trois défaites en sept matchs, des blessures en série, une fin de mercato foirée).

« Les doutes, lls sont chez vous, pas chez nous », tacle d’emblée Bruno Génésio. L’entraîneur lyonnais nous a vus venir de loin, comme s’il avait mentalisé toute la nuit ce qu’il allait raconter à des foutus journalistes qui ne sont jamais contents, d’autant moins après . « Dijon, Lorient, ça se ressemble, dans le sens ou ça aurait pu être bien différent si on avait été un peu plus efficaces et qu’on avait eu la réussite avec nous. On tire sur la barre pour la 23e fois en six mois, le gardien bat le record d’arrêts de la saison en L1. A l’intérieur du groupe, il n’y a pas de doutes. On a les moyens d’inquiéter cette grande équipe de Séville qui reste sur trois victoires d’affilée en Ligue Europa. »


Rien à faire contre un entraîneur qui compte les tirs sur la barre de son équipe (Jean-Michel Aulas en a remis une couche sur le thème en passant le long de la main courante, preuve que c'était une stratégie d'ensemble), on passe à Maxime Gonalons, qui, ô surprise, fait la même analyse que son entraîneur des déboires lyonnais du moment. Beaucoup de « On noircit trop le tableau », alterné avec des « On doit être un peu plus tueurs devant dans nos temps forts ». On ne voit pas bien qui Cornet va bien pouvoir tuer mardi, mais il reste l’espoir Fekir. Le gaucher le plus soyeux de L1 a été bluffant pendant une heure au Moustoir, , la finition en moins. Le grand problème lyonnais du moment, décidément.