Fifa: Pourquoi le TAS a jugé que l'histoire du «contrat oral» de Platini n'était pas crédible
FOOTBALL•Un « dirigeant expérimenté » comme lui aurait dû savoir qu’il fallait coucher ce type d’accord sur papier, selon le Tribunal arbitral du sport…N.C.
On en sait plus sur qui ont poussé le Tribunal arbitral du sport (TAS) à ne pas annuler la suspension de de toutes fonctions liées au football, en mai dernier. Le dirigeant français, mis en cause par un versement de 1,8 million d’euros reçu en 2011 pour un travail de conseiller achevé en 2002 auprès de Joseph Blatter, espérait être blanchi en appel, mais .
Le TAS a publié mardi le compte rendu de sa délibération. On y apprend que l’instance n’a pas cru à la défense de l’ancien président de l’UEFA, qui affirmait qu’il existait un « contrat oral » avec l’ex-dirigeant de . « Aucun élément de preuve contemporain à la conclusion de l’accord oral ne démontre que et M. Platini auraient effectivement convenu, de manière contraignante, que la FIFA allait engager l’Appelant en tant que conseiller technique pour un montant 1.000.000 de francs suisses, est-il écrit. À titre d’exemple, il n’existe aucun échange écrit entre les parties datant de l’époque, qui se référerait à la conclusion de l’accord oral. »
Le TAS a bien entendu les arguments de Platini et Blatter, mais ils ne suffisent pas à constituer une preuve. « Le seul fait qu’ils indiquent tous deux avoir conclu l’Accord oral n’est pas suffisant, aux yeux de la Formation, pour retenir l’existence de celui-ci. En effet, étant tous deux incriminés dans des procédures pénales et disciplinaires, il est dans leur intérêt de présenter une version concordante des faits », explique l’instance.
Un dernier espoir avec la justice civile suisse
Enfin, les juges chargent Michel Platini, coupable selon eux de négligence. « Au moment des faits, en 1998-1999 (…), il était un dirigeant expérimenté dans le domaine du football, qui devait savoir qu’un contrat de l’importance de celui qu’il prétend avoir conclu devait être couché sur papier, estime le TAS. L’appelant a d’ailleurs lui-même admis, lors de l’audience devant le TAS, qu’un contrat oral tel celui qu’il prétend avoir conclu avec M. Blatter, ne serait pas admissible à l’UEFA, dont il est le président. Ceci démontre encore l’invraisemblance de l’accord oral. »
précise que l’ancien sélectionneur des Bleus n’a pas abandonné le combat. Il va se tourner vers la justice civile suisse. Sa suspension de quatre ans l’empêche en effet de travailler, « ce qui est contraire au droit helvétique », estime son entourage, cité par le quotidien.


















