Salvador Dali, Sarkozy et toiles solaires: S'il y a un mec à connaitre au PSG, c'est bien Thomas Meunier
FOOTBALL•Le latéral droit belge a rejoint le club de la capitale cet été...Romain Baheux
Thomas Meunier, c’est pour l’instant un nom qui vous a inspiré un jeu de mots foireux lors . S’il lui arrive de dormir (c’est bon, on l’a fait ah ah), le Belge joue aussi au foot de temps en temps. Ainsi, le latéral droit devrait être titularisé par Unai Emery vendredi à Caen (20h45) . Et même si vous n’aimez pas le foot, on vous suggère d’apprendre rapidement à le connaître.
Parce qu’il a des choses à raconter
Son interview résume parfaitement le personnage. Le Belge s’intéresse au monde qui l’entoure, a les pieds sur terre et est aussi à l’aise pour parler du rôle des footballeurs dans la société, de musique électro que des peintures de Salvador Dali .
« « Ce sont des centres d’intérêt normaux pour les gens qui vivent en dehors du foot, soutient le joueur. Dans le vestiaire, le kif de certains c’est la musique, d’autres les voitures, le sport… Le mien, c’est de faire quelque chose de mes journées. » »
« Intellectuellement, il est au-dessus du lot, raconte le président du Royal Excelsior Virton, a évolué de 2006 à 2011, Philippe Emond. Il ne va pas pour autant ramener sa science en permanence dans les vestiaires ou dans le bus. C’est un mec sobre, qui n’est pas là pour se faire remarquer. »
Parce qu’il va faire parler sur Twitter
A leur manière, les latéraux droit du PSG sont très branchés réseaux sociaux. un retour sur ses exploits sur Periscope, on peut se pencher sur la web-attitude de son concurrent. Depuis sa signature au PSG, Thomas Meunier a corrigé un article de L’Equipe expliquant qu’il était Bruxellois, alors qu’il vient .
Pendant ses vacances, il a publié un montage photo de lui cigare en bouche, répondant à un pari lancé par un site belge. Et mardi, dans la foulée du match contre Arsenal, il a répondu sur Twitter -les taclant sur leur faible nombre de followers- aux Stéphanois Dabo et Malcuit qui s’en prenait à lui après ses propos . Depuis, il a effacé le message et se fait brancher par les supporters du Forez.
Un poil moins à l’aise avec Internet depuis son arrivée en France ? « L’autre jour, j’ai regardé le monologue de Sarkozy sur TF1. Je trouvais qu’il s’exprimait avec aisance. Je l’ai tweeté. Direct, on m’a agressé, raconte le joueur au Journal du Dimanche. J’ai préféré couper court. Aujourd’hui, la liberté de ton est possible seulement si tu vas dans le sens de la marche : il fait chaud, le ciel est dégagé… »
on continue de s’amuser de la vie virtuelle de Thomas Meunier, qui accompagne ses publications du hashtag #TÔTOUTARD. « Pour lui, c’est une manière de montrer qu’à force de travail, on finit tôt ou tard par arriver à son but, explique le service communication du champion de Belgique en titre. Chez nous aussi, il était très actif sur Twitter mais ça n’était pas gênant. Il dit ce qu’il pense mais dans un esprit d’échange avec les supporters. »
Parce qu’il a un parcours atypique
Thomas Meunier a bien failli ne jamais être footballeur professionnel. Passé par les jeunes du Standard de Liège, celui qui jouait alors attaquant ne parvient pas à percer , club plus modeste dont l’équipe première évolue alors en troisième division belge.
« Jeune, c’était le joueur facile qui commençait sur le banc parce qu’il ne s’était pas trop entraîné de la semaine, s’échauffait en mangeant des chips et en jonglant puis rentrait mettre deux buts, raconte Philippe Emond. Avec l’âge, il s’est mis au boulot et nous inscrit pas mal de buts. »
Issu d’un milieu modeste, Thomas Meunier ne peut se contenter financièrement du pécule fourni par Virton. Le Belge bosse alors comme facteur ou dans une usine d’équipements automobiles. « Je m’étais fixé deux, trois ans pour voir, et si jamais ça ne marchait pas dans le foot, je retournais jouer avec les copains et je me consacrais aux études, Bon ben voilà, je me suis mis en valeur et mon destin a changé finalement. »
Parce qu’il protégera votre peau du soleil
Un apéro sur votre terrasse, une bouteille de rosé et des potes pour refaire le monde. La vie est belle ? Oui, s’il n’y avait pas ce cagnard insoutenable. Figurez-vous que Thomas Meunier peut faire quelque chose pour vous. Passé par une école d’art, pour concevoir le design de toiles de jardin. Trois modèles différents ont été conçus par le latéral : « toast », « cubes » et « hypnose ».
« En collaboration avec lui, on avait élaboré les couleurs des différentes toiles. Franchement, on l’avait senti enthousiaste et très investi dans ce projet, raconte Isabelle Baudoncq, responsable marketing de la marque. Il était même venu présenter ses créations à nos vendeurs. » Ça ne suffira pas à faire de l’ombre à Serge Aurier, mais c’est déjà une piste de reconversion.


















