Euro 2016: Et bim! Thierry Braillard demande aux critiques des fan zones de «fermer leur caquet»

FOOTBALL Ramassez vos dents les haters...

20 Minutes avec AFP

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La fan zone du Champ-de-Mars à Paris célèbre la victoire de l'équipe de France de football contre l'Allemagne, le 7 juillet 2016
La fan zone du Champ-de-Mars à Paris célèbre la victoire de l'équipe de France de football contre l'Allemagne, le 7 juillet 2016 — GEOFFROY VAN DER HASSELT AFP

Le secrétaire d'Etat chargé des sports Thierry Braillard s'est félicité du succès des fan zones tout au long de l'Euro et a demandé à ceux qui avaient recommandé leur fermeture de «fermer leur caquet».

Au lendemain de la victoire de la France sur l'Allemagne (2-0) en demi-finales, le secrétaire d'Etat a salué l'engouement autour des Bleus et les multiples rassemblements sur les fan zones, très critiquées en début de compétition dans un pays placé sous la menace d'attentats. «Ceux qui ont voulu polémiquer sur les fan zones se rendent compte que la prochaine fois, il leur faudra fermer leur caquet», a-t-il expliqué.

Les endroits «les plus sécurisés»

«Les fan zones sont les endroits les plus sécurisés pour les supporters», a-t-il ajouté. «On ne travaille pas pendant des mois avec les villes, l'UEFA, pour que les gens pensent qu'on a pu faire n'importe quoi en matière de sécurité».

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Plusieurs voix s'étaient élevées, notamment à droite, sur la pertinence de maintenir des foules dans les centres-villes, des cibles quasiment impossibles à sécuriser totalement face au risque d'attentats.

Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, avait notamment estimé que cette décision n'était pas adaptée et que policiers et gendarmes avaient mieux à faire en période d'état d'urgence.

«Plus fort qu'en 98»

«Il y aura toujours des engins dangereux dans les stades. Certains les ont dissimulés par voie anale», a poursuivi Thierry Braillard. «On ne peut pas fouiller les gens à ce point. Il y a eu un ou deux incidents, mais globalement j'ai vu des stades pleins avec des gens mélangés sans aucun incident».

Le ministre a estimé par ailleurs que l'engouement populaire autour de l'équipe de France était sans précédent, au-delà même du titre de champion du monde conquis en 1998 par les Bleus de Zidane. «C'est plus fort qu'en 1998, parce que dans l'inconscient collectif des Français, il y avait, après les événements de 2015, cette volonté de s'extérioriser, de faire la fête, de sortir de chez eux», a-t-il relevé.

«Hier, après la demi-finale, je n'ai jamais vécu de moments d'osmose aussi forts. Didier Deschamps a en plus choisi un groupe auquel tout le monde peut s'identifier