Euro 2016 : «Je pense qu'on peut dire qu'on est favoris», assume Gignac

FOOTBALL L’ancien marseillais livre son sentiment sur l’objectif des Bleus…

Julien Laloye, à Clairefontaine

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Gignac à l'entraînement avec les Bleus.
Gignac à l'entraînement avec les Bleus. — J.E.E/SIPA

On peut lui préférer Lacazette, Gameiro ou je ne sais qui encore, mais inviter Dédé Gignac pour cet Euro, c’était vraiment une riche idée de l’autre Dédé des Bleus. Au micro, le remplaçant de Giroud rentre directement dans le onze titulaire de la compétition, grâce à un sens de la repartie pas assez répandu chez ses congénères. Exemple, une question sur un manque de confiance possible de la défense centrale française à l’entraînement ? Réponse d‘El Mexicano qui fuse : « Le manque de confiance, je ne le ressens pas, sur mes chevilles non plus ».

Mais Gignac ne fait pas qu’amuser l’assemblée. Il a aussi un avis pertinent sur ce statut de favori qui escorte bon an mal an les Bleus puisqu’ils jouent à domicile, avec le poids de 84 et de 98 sur leurs épaules. « On a un objectif commun depuis le début, c’est de gagner. La France est organisatrice de ce tournoi, on a confiance en nous. On a montré une force collective, je pense qu’on peut dire qu’on est favoris par rapport aux derniers matchs amicaux. On met pas mal de buts même si on en prend un peu trop au goût des sélectionneurs. Après il y a des adversaires aussi ».

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Lesquels ? L’attaquant des Tigres se voit donner l’occasion de préciser sa pensée grâce à la relance d’un journaliste espagnol : « Ça va se jouer sur des détails entre les grandes équipes, l’Espagne a des joueurs incroyables, l’Allemagne aussi ». Peut-être même un peu plus que des Bleus un peu déplumés ces derniers temps (Varane, Benzema et Diarra absents), bien que les différents modèles mathématiques qui pullulent autour de ce genre d’événements continuent de donner la France gagnante au bout. « J’ai vu ça. Deux algorithmes donnent la France gagnante, c’est bien ça ? Je ne fais pas attention aux chiffres. Les statistiques c’est bien, mais démontrer sur le terrain, c’est mieux ».

Au moins l’ambition est assumée, au contraire de 2014, quand Sagan et Schneiderlin s’étaient fait gentimer rabrouer en interne par Deschamps pour avoir évoquer la gagne. « Est-ce que je vais me faire tirer les oreilles pour vous avoir dit qu’on voulait gagner ? Je ne crois pas, pas encore, rigole Gignac. Enfin, je vous dirai ça à la sortie ». Personne ne l’attendait, on n’a pas pu vérifier.

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Mettrz vous dans la tête de Deschamps pour gagner l'Euro - Capture d'écran/20 minutes