Euro 2016: Les solutions (extrêmes) pour minimiser les risques d’attentats

FOOTBALL La compétition en France soulève de nombreuses craintes et interrogations...

B.V.
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La police sécurise l'extérieur du Stade de France après une série d'attentats suicide ayant fait un mort et 56 blessés à l'extérieur du stade, le 13 novembre 2015
La police sécurise l'extérieur du Stade de France après une série d'attentats suicide ayant fait un mort et 56 blessés à l'extérieur du stade, le 13 novembre 2015 — FRANCK FIFE AFP

L’Euro, c’est dans un peu moins de trois mois. Et après les nouveaux attentats qui ont frappé Bruxelles, la menace terroriste n’a jamais été aussi forte. De part sa nature même d’événement à portée mondiale, la compétitionpourrait être une cible des attaques de Daech. A tel point que certaines mesures sont extrêmes sont déjà évoquées pour minimiser le plus possibles les risques d’attentats. 20minutes fait le point.

La plus extrême : Annuler l’Euro

C’est pour l’instant totalement exclu par le gouvernement français. « Ça serait une défaite, ça serait donner une victoire aux terroristes, explique le Premier Ministre Manuel Valls. C’est indispensable pour montrer que nous sommes un peuple libre. » Son secrétaire d’Etat aux Sports, Thierry Braillard, veut lui aussi rassurer dans l’Equipe : « On le répète depuis plusieurs mois, la menace terroriste a été intégrée à nos réflexions depuis le début » et « annuler ou reporter le championnat d’Europe de football, ce serait donner raison à ces lâches ».

Pour l’instant donc, l’Euro tient bon.

La plus contraignante : Des matchs à huis clos

On ne parle pas évidemment de tout un Euro sans supporters. Le foot dans des stades vides n’a aucun sens. Mais le vice-président de l’UEFA, Giancarlo Abate, a évoqué sur Radio 24 la possibilité que « quelques matchs se jouent à huis clos ». Parce que « l’Euro est un événement que nous ne pouvons pas retarder ou reporter » en raison de son calendrier très serré, l’UEFA se réserve donc le droit de jouer certains matchs à forts risques d’attaques terroristes sans supporters.

La plus simple : L’annulation des fans zone

Depuis les attaques du 13 novembre, la question de maintenir ou non les fans zone à l’Euro revient continuellement. Ces lieux où les supporters sont invités à se réunir pour vivre les matchs devant un écran géant et avec une bière à la main présentent une menace forte tant la concentration d’êtres humains y est forte. Et finalement, les annuler ne mettrait pas en péril la compétition.

Mais lui enlèverait de son charme. Sans compter qu’au bout du compte, les fans zones seront probablement les endroits les plus sûrs de tout le pays. « Il y aura des palpations systématiques, interdiction de venir avec des sacs et, naturellement, présence policière de l’État autour des fans zones, présence des polices municipales et des services de sécurité privés à l’intérieur des fans zones », détaille ainsi le ministre des Sports Patrick Kanner. On évoque aussi une surveillance video par drones et caméras.



La plus absurde : délocaliser

Puisque la France est l’ennemi n°1 de Daech, déplaçons l’Euro là où le risque est moindre. Oui, mais où ? En Europe, peu de solutions pour se penser à l’abri. On proposerait bien l’Islande, uniquement atteignable en avion et donc très facile à sécuriser, mais avec son seul grand stade et sa dizaine d’hôtels, ça risque d’être un peu juste. Rayon île on a aussi le Royaume-Uni, dont les contrôles aux frontières sont plus simples mais qui est aussi une cible de Daech.

Reste alors la solution de faire l’Euro ailleurs qu’en Europe, comme en Amérique du Sud par exemple. Mais ça n’aurait absolument aucun sens.