La Chine championne du monde d'ici 10 ans, vous y croyez?

FOOTBALL Parce que Sven-Goran Eriksson, lui, oui...

20 Minutes avec AFP

— 

L'équipe de Chine lors de la Coupe d'Asie, en 2016
L'équipe de Chine lors de la Coupe d'Asie, en 2016 — Tertius Pickard/AP/SIPA
Sven-Goran Eriksson, entraîneur de l'équipe chinoise du Shanghai SIPG, estime la Chine capable d'« être en course pour gagner » le Mondial de football d'ici une décennie, a-t-il déclaré à un média officiel chinois. « D'ici peut-être 10 ou 15 ans, je suis sûr que la sélection chinoise sera en course pour gagner la Coupe du monde », a déclaré l'ex-sélectionneur de l'Angleterre à la veille d'une rencontre de son club en Ligue des champions d'Asie face au Melbourne Victory.

La sélection chinoise occupe actuellement une décevante 93e place mondiale au classement de la Fifa, coincée entre le Botswana et les îles Féroé, et n'est que la 11e nation d'Asie. Le président chinois Xi Jinping, lui-même un fan, a pourtant fait du succès dans le football une priorité, et un plan national « en 50 points » lancé en 2015 vise notamment à encourager la pratique du ballon rond chez les jeunes.

317 millions dépensés cet hiver

En 2011, M. Xi, alors vice-président, avait déclaré souhaiter que la Chine puisse « se qualifier, accueillir, puis gagner une Coupe du monde ». « Actuellement, en 2016, tous les joueurs veulent apparemment venir en Chine pour les mêmes raisons », a estimé Eriksson, selon l'agence Chine nouvelle.

Les clubs chinois ont dépensé selon le site Transfermarkt 317 millions d'euros lors du marché hivernal des transferts, un montant jamais vu en Chine, utilisé pour acheter des joueurs étrangers de renom dont de nombreux internationaux.

« Ce n'est pas seulement le haut du football en Chine qui devient plus grand et plus riche, a déclaré Eriksson mardi, les clubs chinois sont également en train d'ouvrir des écoles de football à peu près tous les jours, et de jeunes garçons et filles commencent à jouer. »

Football « prometteur »

« Le football en Chine est prometteur, je suis sûr de cela », a assuré l'ancien entraîneur du Benfica (Lisbonne), de la Lazio (Rome) et de Manchester City.

Eriksson est arrivé en Chine en 2013 pour entraîner l'équipe du Guangzhou R&F, basée à Canton, avant de rejoindre fin 2014 le Shanghai SIPG, 2e lors de la dernière Chinese Super League (CSL, L1 chinoise).

L'actuel mercato chinois, qui s'achèvera vendredi, a déjà vu l'arrivée en CSL de Ramires (ex-Chelsea), Jackson Martinez (ex-Atletico Madrid) ou encore Alex Teixeira (ex-Shakhtar Donetsk), pour lequel le club du Jiangsu Suning a déboursé 50 millions d'euros, un record en Chine pour un transfert.