Tierce-propriété: Platini et Juncker d'accord pour interdire la TPO

FOOTBALL La TPO est monnaie courante aujourd'hui dans le foot européen...

N.C. avec AFP

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Le président de l'UEFA Michel Platini et celui de la commission européenne Jean-Claude Juncker, le 10 septembre 2015 à Berlin.
Le président de l'UEFA Michel Platini et celui de la commission européenne Jean-Claude Juncker, le 10 septembre 2015 à Berlin. — EMMANUEL DUNAND / AFP

Le président de l'UEFA Michel Platini et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ont réaffirmé d'une seule voix «que la propriété de joueurs par des tiers constituait un risque important pour l'intégrité des compétitions», jeudi lors d'une rencontre à Bruxelles, selon un communiqué de l'instance européenne du foot.

MM. Platini et Juncker ont également reconnu que la propriété de joueurs par des tiers «(soulevait des questions) sur le blanchiment d'argent et autres activités illégales, en plus d'aller à l'encontre de principes éthiques et liés aux droits de l'homme».

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«Je suis heureux que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et moi ayons autant de points communs, a commenté Platini. Il a pris très au sérieux les problèmes évoqués et nous avons hâte de travailler ensemble au renforcement du football européen sur et en dehors du terrain.»

L'UEFA et la FIFPro, syndicat international des footballeurs professionnels, avaient saisi la Commission européenne pour faire déclarer illégale la propriété de joueurs par des tiers (TPO, third-party ownership en anglais) en avril dernier.

Un mauvais coup pour Doyen Sports Investments

Sous la poussée de l'UEFA, la Fifa a déjà décidé d'interdire cette pratique au niveau mondial, avec prise d'effet à partir du 1er mai 2015. Mais, en Europe, les ligues de football professionnel de l'Espagne et du Portugal avaient dénoncé dès février devant la Commission européenne la décision de la Fifa d'interdire la TPO.

Le tribunal de première instance de Bruxelles avait toutefois conforté la Fifa et l'UEFA en rejetant fin juillet la demande déposée par l'entreprise Doyen Sports Investments et le club de deuxième division belge Seraing qui voulaient suspendre temporairement la mise en oeuvre de l'interdiction de la propriété des droits économiques des joueurs par des tiers.