Présidence de la Fifa: Le prince Ali annonce officiellement sa candidature

FOOTBALL Il s'était déjà présenté contre Blatter en mai et multiplie depuis les charges contre Platini...

N.C. avec AFP

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Le prince Ali Bin Hussein, lors du congrès de la Fifa le 29 mai 2015.
Le prince Ali Bin Hussein, lors du congrès de la Fifa le 29 mai 2015. — Patrick B. Kraemer/AP/SIPA

Un adversaire de plus pour Michel Platini. Après Chung Mong-joon, le prince jordanien Ali bin Al Hussein a annoncé ce mercredi sa candidature à la présidence de la Fédération internationale de football (Fifa), dans un discours dans la capitale jordanienne Amman. Ce n'est pas une surprise. Le prince était déjà candidat face à Sepp Blatter en mai dernier et, depuis l'annonce d'une nouvelle élection pour février, il mutiplie les attaques contre Platini.

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«Je suis ici, sur ce site antique, le coeur éternel d'Amman pour lancer à nouveau ma candidature pour la présidence de la Fifa», a déclaré le prince devant des dizaines de ses supporteurs rassemblés dans l'amphithéâtre romain dans le centre de la capitale.

«Il y a dix mois, j'étais le seul à oser défier M. Blatter, je veux finir ce que nous avons commencé», a rappelé le Prince Ali. Le principal fait d'armes d'Ali bin Al Hussein, 39 ans, fut en effet de parvenir au 2e tour de l'élection du 29 mai à Zurich avec 73 voix contre 133 pour Blatter. Le Jordanien s'était ensuite retiré avant la seconde manche, laissant le Suisse décrocher un 5e mandat à 79 ans.

 

«Si l'élection se déroule proprement, sans interférence, je suis sûr que je peux gagner», a lancé le demi-frère du roi Abdallah II en début de semaine à Soccerex, convention autour du business du foot à Manchester.

Mais les problèmes pour lui sont multiples. En mai, il avait bénéficié du soutien de Platini et donc des voix de l'UEFA (54 fédérations, mais 53 autorisées à voter car la Fifa ne reconnaît pas Gibraltar). Cette fois, le président de la Fédération jordanienne s'est coupé de l'Europe en attaquant Platini, traxé d'homme du «système». Le Prince Ali, qui oublie au passage de dire qu'il a lui-même été vice-président de la Fifa de 2011 à mai 2015, ne pourra donc pas compter cette fois sur la cinquantaine de voix européennes.