OM: Ce qu'il faut retenir de la première conférence de presse de Michel

FOOTBALL Le coach espagnol a livré ses premières impressions ce vendredi...

N.C.

— 

Michel, lors de sa première conférence de presse en tant qu'entraîneur de l'OM, le 21 août 2015.
Michel, lors de sa première conférence de presse en tant qu'entraîneur de l'OM, le 21 août 2015. — BERTRAND LANGLOIS / AFP

L’homme était très attendu. Deux jours après avoir été nommé à la tête de l’OM en remplacement de Marcelo Bielsa, Michel s’est présenté pour sa première conférence de presse, ce vendredi. Détendu, sourire généreux - prends ça Marcelo -, il a répondu pendant près de 40 minutes à toutes les questions posées, de son plan de jeu à son image de « dragueur » des médias, en passant par les critiques de certains de ses anciens joueurs. Voici ce qu’il faut retenir de son intervention.

>>L'intégralité de la conférence de presse en vidéo à retrouver par ici.

Ses premiers pas au club et avec les joueurs

Vincent Labrune s’était dit impressionné, mercredi, par la grande connaissance de Michel quant à l’effectif marseillais. « Quand on est huit mois au chômage, on a le temps de s’intéresser à beaucoup d’équipes », justifie-t-il en riant. Du coup, il n’a pas été surpris parce qu’il a constaté, et qui correspond d’ailleurs aux raisons qui l’ont conduit à accepter le poste. « J’ai eu la confirmation que l’OM est un grand club, avec des supporters très présents. L’effectif est jeune, cet OM est un peu différent de celui du passé. C’est ça qui m’intéresse, faire progresser les joueurs », explique l’Espagnol.

Encore des recrues

Evidemment, la question se pose. Michel arrive à la tête d’un effectif qu’il n’a pas choisi, et même si pour lui « ce n’est pas important, il faut juste que les joueurs ne soient pas réticents vis-à-vis du nouveau staff », des retouches sont à apporter. « J’en ai parlé avec le président, on est d’accord sur la marche à suivre, a-t-il assuré. Mais le mercato n’est pas facile, je ne veux pas trop dire dans quel secteur je veux des renforts car ce serait un manque de respect vis-à-vis des joueurs alignés dimanche soir. » Avant de lâcher quelques instants plus tard qu’il avait « besoin d’une alternative » à Michy Batshuayi en pointe.

Le plan de jeu

Présent en conférence de presse juste avant son nouvel entraîneur, Benjamin Mendy a lâché que l’équipe jouerait a priori en 4-3-3 dimanche soir face à Troyes… Ce que n’avait pas forcément prévu Michel. « Ah il vous a tout dit alors ? », a-t-il lancé, à moitié amusé seulement. Avant d’ajouter : « Pour moi, le système n’est pas important. Je vais au-delà. Ce qui m’importe est la mise en place de mes idées par les joueurs ». C’est de bonne guerre. En tout cas, sa philosophie de jeu est plutôt portée sur l’attaque. Premiers éléments de réponse dimanche.

 

Les critiques de quelques anciens

Sambou Yatabaré et Gaëtan Bong n’ont pas gardé un très bon souvenir du coach espagnol, c’est le moins que l’on puisse dire. Interrogé sur leurs déclarations, Michel ne s’est pas attardé. « Je ne peux que remercier tous ceux que j’ai cotoyés, y compris Sambou. Je suis désolé qu’il ait dit ça, la vie est ainsi, c’est le foot. Mais trois autres joueurs ont dit du bien de moi, ce n’est pas si mal ». Allez, on dira que ça passe pour cette fois.

 

Est-ce qu’il n’en ferait pas un peu trop avec son grand sourire ?

Partout où il est passé en tant qu’entraîneur, l’homme a laissé le souvenir de soigner sa communication. Cela fait partie du métier, certes, mais il paraît que l’Espagnol est vraiment fortiche en la matière. Alors, Michel, roi du zèle ? « C’est quelque chose que j’ai appris quand je jouais, on disait que j’étais trop distant, trop rebelle, dit-il avec détachement. Maintenant j’essaie d’être proche et disponible, mais je vois que ça ne sert pas vraiment. » Non, vraiment, il est fort.

 

Mais au fait, comment faut-il l’appeler ?

C’est simple, tout lui va. « Michel, c’est très bien. Tout le monde m’appelle comme ça. Vous pouvez prononcer "Mitchel" ou "Michel", comme vous voulez ». C’est une bonne chose, parce que José Miguel González Martín, ça faisait un peu long à écrire à chaque fois.