OM: On connaît déjà le contenu de la conférence de presse de Vincent Labrune

FOOTBALL Et parce qu'on est sympa, on partage....  

Julien Laloye

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Marseille le 2 septembre 2012 - 4 éme journée du championnat de France de ligue 1 de football . Match opposant l' OM à Rennes au stade vélodrome . Le président Vincent LABRUNE
Marseille le 2 septembre 2012 - 4 éme journée du championnat de France de ligue 1 de football . Match opposant l' OM à Rennes au stade vélodrome . Le président Vincent LABRUNE — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

La vengeance promet d’être terrible. Lâché par Marcelo Bielsa en rase campagne après une petite journée de L1 non sans avoir fait tout son possible pour satisfaire les caprices de l’entraîneur argentin, Vincent Labrune va enfin s’exprimer devant la presse cet après-midi. On vous prévient, cela devrait faire autant d’étincelles qu’à Tianjin, surtout si le président olympien suit nos conseils pour enflammer l’assistance.

Option démerdez-vous sans moi : Annoncer sa démission pour introniser le fils Dreyfus à sa place

Déjà traîné dans la boue par les supporters marseillais depuis des mois, Vincent Labrune, que plusieurs témoins ont décrit « KO » après l’annonce fracassante de Bielsa, a dans doute totalement sombré dans la déprime depuis samedi. D’où la pensée suivante : pourquoi diantre le président marseillais s’acharne-t-il à occuper un poste dont il ne voulait pas et qui n’apporte que des merdes en escadrilles, comme disait Chirac ? C’est peut-être le moment de faire plaisir à tout un peuple et d’annoncer qu’il quitte le club en laissant Kyril Louis-Dreyfusaux manettes de la Xbox. Bonus track : Jean-Michel Aulas aurait enfin un adversaire à sa taille pour mener ses batailles d’ado sur Twitter.

Option saut à l’élastique sans élastique : Annoncer la vente de Nicolas Nkoulou et l’arrivée de Fred Antonetti

Vous pensiez que l’OM avait touché le fond le week-end dernier ? Bande de naïfs. Vincent Labrune, dont la tête est mise à prix dans tous les bars de Rosario et de Provence, peut décider de tout foutre en l’air avant de se faire greffer un nouveau visage et de disparaître aux caraîbes (L’Isla Margarita est très sympa, paraît-il). Encore faudra-t-il qu’il ait le temps de rejoindre l’aéroport de Marignane après avoir sorti le combo vente de Nkoulou à l’OL pour 5 millions - « Il n’a plus qu’une année de contrat, je pouvais pas faire autrement »- et arrivée de Fred Antonetti sur le banc - « Un des meilleurs entraîneurs français de la dernière décennie, que j’ai personnellement préféré à Jurgen Klopp ».

Option yolo total : introniser le duo Anigo-René Malleville sur le banc de touche

L’OM veut un entraîneur étranger pour marcher dans les pas de Bielsa, paraît-il. Et la préférence nationale, nomdediou ? Pourquoi regarder ailleurs quand on a chez soi les compétences qu’il nous faut ? Des mois que René Malleville, notre chauffeur de bus préféré, se chauffe justement la voix sur Le Phocéen, où ses chroniques anisées font le bonheur des supporters olympiens (150.000 vues pour ses plus beaux moments de grâce, nous apprend ce papier de France TV). Il n’y a pas mieux pour remotiver un vestiaire qu’on imagine un peu déboussolé. Le fidèle José Anigo, en difficulté à Tunis, se chargera quant à lui de la partie technique, si l’on peut dire. Allez Vincent, lâche-toi.

Option démagogie pure : charger Bielsea comme une mule argentine

Si Marcelo a épargné sa direction au moment de filer en douce au pays, Vincent Labrune a tout intérêt à se montrer moins magnanime tout à l’heure devant la presse. Lui a encore des comptes à rendre, et puis il semblerait que Bielsa ne soit pas tout blanc tout blanc au sujet de la fameuse réunion qui aurait tout changé la semaine dernière, au cours de laquelle il aurait notamment demandé que le salaire de ses deux ex-adjoints soit ajouté au sien.

Labrune peut dont y aller franco et révéler tous les caprices de l’Argentin à l’OM : « Le remplacement de tous les sièges du Vélodrome par une glacière personnalisée Marcelo Te quiero, la réplique exacte de la geôle de Natascha Kampusch pour y cloîtrer Doria, des lits de camp en salle de presse afin de pouvoir s’adresser aux journalistes sans lever les yeux, ainsi qu’une bibliothèque à la Commanderie pour pouvoir lire Deleuze et Derrida à midi ».