VIDEO. Red Star - Paris FC: Sept personnes condamnées après une bagarre entre supporters

FOOTBALL La bagarre date de septembre 2014...

A.M. avec AFP
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Des peseud-supporters du paris FC et du Red Star s'affrontent en marge du match, le 5 septembre 2014, à Paris.
Des peseud-supporters du paris FC et du Red Star s'affrontent en marge du match, le 5 septembre 2014, à Paris. — Capture d'écran 20 Minutes

Sept hommes ont été condamnés mercredi à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à douze mois de prison, dont la moitié avec sursis, pour une rixe entre supporters avant un match Paris FC - Red Star du championnat National (3e division). Le tribunal correctionnel de Paris a assorti ces peines d'amendes allant de 500 à 800 euros et d'interdictions de stade pour trois ans, avec, pour deux des condamnés, une obligation de pointer au commissariat lors de certains matches. Les peines de prison ferme qui ont été prononcées sont aménageables. Le parquet avait requis des peines plus lourdes, allant jusqu'à un an ferme.

Le 5 septembre 2014 en fin de journée, une rixe impliquant une cinquantaine d'hommes éclate dans le XIIIe arrondissement de Paris, avant un match entre les deux équipes au stade Charléty. Retranchés dans le square Hélène-Boucher, des «ultras» du Red Star subissent une attaque en règle menée par un groupe munis de béquilles, de fumigènes et de bouteilles. Certains assaillants scandent «PFC hooligans», certains font un salut nazi. Au moins quatre blessés sont dénombrés, tous côté Red Star, dont deux se verront prescrire des incapacités totales de travail de deux et trois jours. Aucun ne s'est constitué partie civile.



Après la rixe, une photo montrant 14 personnes paradant visages masqués avec une écharpe du Red Star volée à l'un des supporters du club de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) était publiée sur internet. Le prévenu le plus lourdement condamné, âgé de 24 ans, avait reconnu avoir rédigé et diffusé sur internet un communiqué signé des «infâmes» du PFC, qui compte dans ses rangs d'anciens ultras du PSG. Le texte évoquait une «rivalité francilienne» et avertissait: «Si vous avez l'intention de porter plainte (...) nous aussi on viendra à six heures du matin faire toc toc».

Une «menace très claire envers ceux qui porteraient plainte», même si ces faits n'ont pas été poursuivis, avait souligné la présidente à l'audience le 8 avril. L'avocat du principal prévenu, Me Thibault de Montbrial, avait souligné que lors de ces «fights» entre ultras, «on prend bien soin de ne s'attaquer qu'entre pairs», «on se bastonne allègrement, mais entre soi».