Fifa: Après la démission de Sepp Blatter, c'est le moment ou jamais pour Michel Platini

SCANDALE La démission surprise de Sepp Blatter ouvre un boulevard au patron de l’UEFA...

Antoine Maes
— 
Sepp Blatter et Michel Platini jouant la présidence de la Fifa au bras de fer.
Sepp Blatter et Michel Platini jouant la présidence de la Fifa au bras de fer. — MICHAEL BUHOLZER / AFP

Sur les pelouses, il voyait les espaces dans les défenses adverses avant tout le monde. Il n’y a pas de raison que le don de Michel Platini ne s’exporte pas sur le terrain politique. La démission surprise de Sepp Blatter, ou plutôt sa future démission, ouvre un boulevard au patron de l’UEFA. L’ancien meneur de jeu des Bleus n’a rien officialisé, se contenter mardi soir de saluer « une décision difficile, une décision courageuse, et la bonne décision. »

 

Sepp Blatter et Michel Platini jouant la présidence de la Fifa au bras de fer. - MICHAEL BUHOLZER / AFP

 

 

Le patron du foot européen avait longtemps hésité se présenter contre son ancien mentor, avant de finalement jeter l’éponge. « J’ai toujours dit que je ne me présenterai jamais contre Sepp Blatter », expliquait-il la semaine passée. Alors Platini a commencé par mener le combat à travers le Prince Ali, qu’il a supporté comme un fou… depuis les révélations de la justice américaine sur les pratiques au sein de la Fifa. Un soutien qui n’a pas suffi à faire trembler Blatter.

« Michel serait le président idéal pour la Fifa »

Pour le moment, l’ancien joueur de la Juventus de Turin se contente de jouer son rôle. Samedi, il a convoqué une réunion extraordinaire de l’UEFA pour évoquer les relations futures avec la Fifa. Les scandales de corruption, et la volonté de Sepp Blatter de rester en poste jusque mardi, avaient poussé l’instance européenne à agiter la menace d’une sortie de la Fifa. Forcément, l’ordre du jour sera un peu bousculé.



Fifa: Platini a demandé à Blatter de... par 20Minutes

En attendant de se positionner officiellement, ce sont les autres qui parlent pour Michel Platini. Sans que l’on sache si c’est à sa demande ou malgré lui. Le président de la LFP, Frédéric Thiriez a estimé qu'« un nom s’impose (…) celui de Michel Platini, immense footballeur qui s’est révélé ensuite un très grand dirigeant à la tête de la confédération européenne. Michel serait le président idéal pour la Fifa ». Quant à Noël Le Graët (FFF), qui a pourtant voté Blatter vendredi dernier, il ne dit pas autre chose : « Platini reste mon préféré. Je l’ai toujours dit, est-ce qu’il est prêt à s’engager dans cette aventure ? Je ne peux pas me mettre dans la peau de Platini, je pense que j’ai toujours imaginé que c’était lui le meilleur candidat. Je pense que si l’Europe doit présenter un candidat ça ne peut être que Michel. »