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PSG-Auxerre: L'AJA, l'A6 et les boîtes de nuit parisiennes

PSG-Auxerre: L'AJA, l'A6 et les boîtes de nuit parisiennes

FOOTBALLLes joueurs bourguignons empruntent régulièrement les routes vers la capitale...
Romain Baheux

Romain Baheux

C’est un bout d’autoroute d’un peu plus de 150 kilomètres, arpenté chaque été par des milliers de touristes en remontée vers la capitale après des vacances au bord de la Méditerranée. De la campagne bourguignonne à la banlieue parisienne, l’A6 met Auxerre à un peu moins de 2 heures de voiture de la capitale, moins si on est pressé et sans peur du gendarme. Ce trajet, certains joueurs bourguignons, opposés samedi soir au PSG en finale de la Coupe de France, l’ont emprunté à de nombreuses reprises à des heures pas toujours très recommandables. Enfin seulement s’ils ont perpétué -et on se dit que c’est loin d’être impossible- la tradition locale de la virée dans les boîtes de nuit parisienne.



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Quand on a les jambes qui démangent, un compte en banque un peu garni et l’envie de profiter de ses belles années, le chef-lieu de l’Yonne et ses 35.534 habitants est un peu étroit. « Certains joueurs arrivent au centre de formation à l’âge de 15 ans, donc à 20 ans, ils ressentent l’envie d’aller faire la fête à Paris même si c’est moins fréquent que la légende qui entoure ce club ne le prétend, raconte un ancien habitué du stade de l’Abbé-Deschamps, Yann Lachuer. C’est plutôt logique, il faut bien que jeunesse se fasse. »

Djibril Cissé, Khalilou Fadiga et les indics au péage

L’éternel maître des lieux et entraîneur légendaire de l’AJA, Guy Roux, n’a jamais goûté la chose. Durant ses quarante et quelques années de gouvernance, le bonnet le plus célèbre du championnat de France flique ses hommes, peu convaincu des bénéfices du déhanché nocturne dans la préparation physique. A Auxerre, il est impossible de boire un verre sans que cela ne remonte à ses oreilles alors se risquer à enflammer le dancefloor… « Il avait ses réseaux, des gens de confiance dans les endroits où l’on était susceptible de se rendre », raconte l’ancien milieu de l’AJA Philippe Violeau. Pour échapper à l’oeil d’Auxerre, reste donc à prendre la direction de Paris où Guy Roux a moins d’indics.



Problème, « il connaissait aussi des employés du péage autoroutier », dixit Violeau. Réputés pour leur amour de la vie nocturne, Djibril Cissé et son partenaire de virée, le Sénégalais Khalilou Fadiga, l’ont vérifié à plusieurs reprises. « Djibril allait souvent à Paris, du côté des Champs-Elysées, mais j’étais toujours au courant, expliquait l’ancien entraîneur au Parisien en 2012. Je lui faisais la guerre, à lui comme à Khalilou. Ça se finissait souvent en discussion les yeux dans les yeux. » Petits les yeux ?