Sept marseillais devant les assises pour avoir braqué Andre Ayew et Hilton

FOOTBALL Des faits qui se sont déroulés aux domiciles des joueurs de l'OM...

Antoine Maes

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André Ayew lors du match entre l'OM et Reims le 13 février 2015.
André Ayew lors du match entre l'OM et Reims le 13 février 2015. — Claude Paris/AP/SIPA

Le procès de sept jeunes Marseillais, accusés de vols avec arme et de séquestrations commises au domicile de joueurs de l'Olympique de Marseille s'est ouvert, lundi après-midi à Aix-en-Provence, devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône. Les accusés, âgés à l'époque des faits de 17 à 24 ans, jugés durant deux semaines à huis clos - du fait de la minorité de trois accusés à l'époque - vont répondre du vol et de la séquestration de l'ancien défenseur brésilien de l'OM, Hilton Vitorino da Silva, et de sa famille, de l'agression au domicile des footballeurs André et Jordan Ayew, avec quatre de leurs proches ainsi que de onze autres vols à main armée (dans six bureaux de tabac, trois supérettes et envers deux couples de particuliers à leur domicile).

Déjà condamnés et précédemment incarcérés pour quelques-uns, ils sont originaires de la cité La Cayolle, une zone de sécurité prioritaire (ZSP) au coeur des quartiers sud de Marseille. L'un d'eux, désigné par ses coaccusés comme l'instigateur de ces faits, avait justifié le choix des joueurs: «On entend dire qu'ils gagnent 200.000 euros en un mois. Je n'aurais jamais pu gagner ça dans toute ma vie, mais je n'étais pas jaloux. Je suis fan de l'OM».

Hilton attendu pour témoigner jeudi

Hilton Vitorino da Silva, aujourd'hui dans l'effectif de Montpellier, s'est présenté, seul, à l'ouverture de l'audience. Le 12 juillet 2011, avec son épouse et leurs enfants à l'époque âgés de 5 et 9 ans, le Brésilien avait été séquestré et menacé par six agresseurs armés, à son domicile marseillais, une villa cossue des quartiers sud de la ville. Le footballeur fera jeudi après-midi le récit de cette agression devant la cour d'assises des mineurs.

Cinq des sept accusés ont reconnu leur participation à ce home-jacking au cours duquel le footballeur brésilien avait été frappé à coups de crosse et avait été braqué avec une arme de poing. Le butin, évalué à 100.000 euros, était constitué notamment de montres et d'accessoires de marque, de cartes bancaires, d'ordinateurs. Hilton Vitorino da Silva devrait se constituer partie civile. Avant l'audience, il a uniquement fait part du traumatisme persistant chez ses enfants et son épouse, suivis par un psychologue.

Les accusés sont également jugés pour l'agression en mai 2011 à Roquevaire (Bouches-du-Rhône) au domicile des footballeurs André et Jordan Ayew et de quatre de leurs proches, qui avaient été attachés, giflés et victimes de violences avec armes. L'épouse d'André Ayew était enceinte de quelques mois lors de ce home-jacking.