Boycott de Canal +: Thierry Braillard «surpris et déçu» par l'OM et le PSG

FOOTBALL Le secrétaire d'Etat aux sports n'est pas favorable au boycott de la chaine cryptée...

A.M. avec AFP
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Le secrétaire d'Etat aux Sports Thierry Braillard à son arrivée le 6 mars 2015 à Matignon à Paris
Le secrétaire d'Etat aux Sports Thierry Braillard à son arrivée le 6 mars 2015 à Matignon à Paris — Kenzo Tribouillard AFP

Les hommes politiques en rêvent parfois, l'OM et le PSG l'ont fait. Boycotter les questions de Canal + n'est pourtant pas vraiment du goût du secrétaire d'Etat aux sports, Thierry Braillard. «J'ai été profondément surpris et déçu de cette attitude et j'espère que les clubs concernés reprendront vite un peu leurs esprits parce que quelque part on peut avoir des ressentiments, on peut rediscuter le cahier des charges lié aux diffuseurs lorsque ceux-ci prennent des images en dehors du terrain, mais de là à boycotter le travail des journalistes, je ne suis pas d'accord», a-t-il expliqué sur RTL.

«Je fais partie de ceux qui pensent que Canal + a depuis des années fait un remarquable travail»

Dans l'affaire, Braillard prend donc clairement partie pour la chaîne cryptée, comme Jean-Michel Aulas, le patron de l'OL. «J'avoue que cette décision m'apparaît désagréable, surtout qu'en plus je fais partie de ceux qui pensent que Canal + a depuis des années fait un remarquable travail pour promouvoir l'image du foot français et qu'il ne faut pas comme ça du jour au lendemain passer la main sur une vingtaine d'années de franche collaboration et d'étroite collaboration, voire même d'un soutien financier important», a-t-il ajouté.

Par ailleurs interrogé sur la même radio sur le fait que le président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez ne soit pas venu sur la pelouse saluer les joueurs à l'orée de la finale de Coupe de la Ligue samedi (PSG-Bastia, 4-0), Braillard a répondu: «Un protocole c'est un rituel et c'est vrai que derrière les rituels il est toujours important, me semble-t-il, qu'il soit respecté. Il ne l'a pas été, je n'en connais pas les raisons, on ne m'en a pas informé. C'est vrai qu'ensuite, j'ai vu que les Corses avaient mal réagi, on peut le comprendre».