France-Brésil: Selon Leonardo, «l'ambiance dans le foot brésilien est encore atteinte» par le 7-1

FOOTBALL L'ancien dirigeant parisien est assez critique vis-à-vis de l'état du foot dans son pays...

N.C.

— 

L'ancien directeur général du PSG, Leonardo, en août 2013
L'ancien directeur général du PSG, Leonardo, en août 2013 — AURELIEN MEUNIER/SIPA

Pour lui, France-Brésil, c'est avant tout la finale de 1998, où il voit Zinédine Zidane le devancer deux fois pour aller mettre sa tête sur corner. Leonardo, l'ancien directeur sportif du PSG, vit aujourd'hui à Milan. Dans une interview accordée à L'Equipe ce mercredi, il se veut assez critique sur l'état du foot brésilien et les actions des hommes censés le diriger. Pour lui, les leçons du dramatique 7-1 de la dernière Coupe du monde contre l'Allemagne n'ont pas été retenues. «Je me suis dit que cette défaite était peut-être survenue pour réveiller tout le monde. Seulement, un an après, rien n'a changé», regrette-t-il.

«L'ambiance dans le foot brésilien est encore atteinte»

«Il faut réformer les structures, reprend-il ensuite. Jusqu'à présent, il n'y avait pas d'investissements, les centres de formation n'étaient pas performants, mais c'était toujours masqué par les résultats de la sélection.» Mais les autres nations se sont améliorées, et «nous, on est restés derrrière avec une Fédération qui n'a ni vision sportive ni vision administrative».

Preuve du manque de compétence actuel dans le football local, Leonardo pointe l'absence d'entraîneurs brésiliens au plus haut niveau. «Citez-moi un entraîneur brésilien qui aujourd'hui exerce en Europe? Il n'y en a pas (...). On a un problème de formation des entraîneurs». Résultat, les choses n'évoluent pas dans le bon sens selon lui. Le Brésil n'est pas encore guéri. «L'ambiance dans le foot brésilien est encore atteinte. Quand vous regardez la Seleçao, il y a moins de joie, mois de spontanéité, ce qui était pourtant l'un de nos points forts.»