Le sélectionneur d'Iran n'a pas le droit de quitter le pays

FOOTBAL Carlos Queiroz a été empêché samedi matin de quitter le pays pour des problèmes de non paiement d'impôt...

J.L. avec AFP

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Carlos Queiroz n'est plus sélectionneur de l'Iran.
Carlos Queiroz n'est plus sélectionneur de l'Iran. — Asanka Brendon Ratnayak/REX/SIPA

Le Portugais Carlos Queiroz, sélectionneur démissionnaire de l'Iran, a été empêché samedi matin de quitter le pays pour des problèmes de non paiement d'impôts, a rapporté l'agence officielle Irna. Malgré sa démission vendredi, M. Queiroz devait accompagner l'équipe nationale en Europe où elle doit disputer deux matches amicaux dans quelques jours, contre le Chili à Sankt-Pölten (Autriche) le 25 mars et face à la Suède à Stockholm le 31 mars.

Un départ forcé

«M. Queiroz s'est rendu compte qu'il était sous le coup d'une mesure d'interdiction de quitter le territoire pour non paiement d'impôts. Les joueurs sont partis sans lui», a écrit Irna. «Très en colère, il est rentré à Téhéran» de l'aéroport Imam Khomeiny, situé à 50 kilomètres de la capitale, a ajouté de son côté l'agence Isna, qui souligne que «le contrat du sélectionneur prévoit que ses impôts doivent être payés par la Fédération» iranienne et non par lui-même.

A l'issue du Mondial-2014, son contrat avait été prolongé jusqu'en 2018. Son nouveau contrat était assorti de conditions, notamment un bon résultat lors de la Coupe d'Asie des nations en janvier, mais l'Iran a été éliminée par l'Irak en quarts de finale. «Je ne voulais pas partir et cela ne faisait pas partie de mes plans», a expliqué le Portugais à l'agence Fars, vendredi, après l'annonce de sa démission. «Même mon patron ne le voulait pas, mais les deux parties ont dû se mettre d'accord en raison de pressions.»